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  • : Cinémasfi est un blog consacré au Cinéma et au ciné.ma, made in Morroco. C'est aussi un espace dédié à la ville de Safi au Maroc. Une ville sans véritable salle de cinéma, mais pas sans intérêt pour le septième art... ni pour les autres d'ailleurs! En voici l'Agenda.
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Jeudi 15 mai 2008
Après Siham Essalek  et Lavi, voici Faty. Fatima-Ezzahra Bakarri, est la fille du peintre Mohammed Bakarri. Elle avait donc de qui tenir! Pourtant, elle a choisi une voie nouvelle, loin des courants classiques. C'est dans la culture populaire de son temps qu'elle a puisé ses inspirations, le Manga. Dans ses crayonnés, elle crée une galerie de personnages romantiques. Etudiante en Lettres, Faty est une jeune artiste à suivre, elle aussi.
par Cinemasfi publié dans : Manga
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Lundi 12 mai 2008

Une découverte Manga peut en amener une autre. La semaine dernière je vous parlais de Siham Essalek. Cette semaine, c'est un autre étudiant en Informatique qui est à l'honneur. Passionné de graphisme et de design, Abdelhakim Chmimo, alias Lavi, est aussi dessinateur à ses heures. Voici l'une de ses créations, entièrement réalisée en Photoshop. Un style plus masculin...



Si vous connaissez d'autres jeunes Safiots bourrés de talents, n'hésitez pas à m'envoyer un petit mail.

par Cinemasfi publié dans : Manga
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Dimanche 4 mai 2008

Siham Essalek a à peine 20 ans et une passion dévorante pour les mangas. Aussi loin qu'elle puisse s'en rappeler, elle a toujours dessiné. Jeune fille discrète, elle est une étudiante modèle à l'école Suptem de Safi où elle étudie le génie informatique. Mais derrière ce côté secret, Siham cache un grand talent qui prend la forme d'une panthère noire, protagoniste d'une Bande Dessinée qu'elle a en projet. La jeune dessinatrice, bien de son temps, trace ses personnages à la main mais les colorie numériquement à l’aide du logiciel Photo Studio. Je vous laisse découvrir par vous-même :

 

 

 







 

A noter que Siham n’est pas la seule safiote amatrice de Mangas. Je conseille également d’aller faire un petit tour sur le blog d’une autre jeune dessinatrice : Fatima-Ezzahra Bakarri.

 


par Cinemasfi publié dans : Manga
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Dimanche 4 mai 2008
par Cinemasfi publié dans : Safi
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Samedi 3 mai 2008

Les Journées Cinématographiques de Safi ont clôturé leur 3ème édition. Elles avaient pour thème cette année « Cinéma  et Imaginaire ». Le Pr. Rachid Naim, instigateur des Journées, avait invité le réalisateur Faouzi Bensaidi à faire une pause sur l'univers de son film What a Wonderful World. Une oeuvre majeure dans l'histoire du cinéma en général, et marocain en particulier, pourtant passée mystérieusement relativement inapperçue.

Plein de modestie malgré son immense talent, Faouzi Bensaidi est tout simplement venu à la rencontre et à l’écoute du jeune public safiot. Pour rappel, il avait représenté le Maroc à Cannes en 2003 avec Mille Mois avant de sortir en 2006 son second long métrage What a Wonderful World. Deux films que les étudiants ont eu la chance de voir durant ces deux derniers jours.

 


L’intervention du réalisateur était introduite par le Pr. Rachid Naim qui fit de What a Wonderful World une lecture « postmoderne ». En effet, le film de Faouzi Bensaidi est truffé de références au cinéma lui-même et aux films qui ont marqué le metteur en scène marocain. Il est aussi une réponse à son époque. Le Pr. Naim remarque ainsi que « La plus belle réponse au 11 septembre, c’est celle de Faouzi Bensaidi quand son personnage principal, Kamal, le tueur à gages, fait voler un avion en papier devant les Tours Jumelles de Casablanca et les évite ». Malgré sa richesse visuelle et artistique, le film a eu très peu de prix dans les festivals nationaux et étrangers. « Le film n’est pas reconnu dans les festivals internationaux car les Occidentaux s’attendent à des films folkloriques et non pas modernes et urbains », analyse le Pr. Naim. Là aussi, c’est l’imaginaire qui est mis en cause. Celui des sélectionneurs des festivals internationaux, déroutés par un film qui rompt tous les clichés et qui devient inclassable.

 


Le réalisateur commente d'aiilleurs : « La question de l’identité se pose très violemment aujourd’hui au monde arabo-musulman. Nous, les cinéastes du Sud, on nous demande toujours de montrer notre « carte d’identité ». Aujourd’hui, si un réalisateur américain fait un film à l’étranger, personne ne lui pose de questions. Mais à moi on me demandera toujours « est-ce marocain ? » Moi j’ai résolu cette question car je porte ma marocanité dans mes gênes. Mon film est décomplexé. C’est un film sur la mondialisatioan au Maroc et en même temps un film qui revisite l’histoire du cinéma. » Et avec son second long-métrage, Faouzi Bensaidi a radicalement posé son style. Un style patchwork, bourré de références cinématographiques mais aussi de souvenirs tout droit tirés de son enfance. Il constate d’ailleurs, « Etre réalisateur, c’est très facile. C’est celui qui ne sait rien faire. Il suffit d’avoir une bonne équipe et on a un produit. Mais ce produit porte-t-il un imaginaire ? Le bon cinéma se joue là ! Il y a beaucoup de réalisateurs dans le monde mais peu d’artistes. »
 

 


Mais alors « y a-t-il un imaginaire cinématographique marocain ? » demande un étudiant. S’il y a un imaginaire marocain, il est puisé dans le vécu des réalisateurs et dans le cinéma international plus que dans le cinéma marocain lui-même explique le Pr. Rachid Naim: « il n’y a pas de père fondateur du cinéma marocain. On parle souvent de Bennani mais il n’a pas créé de tradition après lui. Le cinéma marocain ne fait pas d’autoréférence, contrairement au cinéma égyptien. » Et Faouzi Bensaidi de confirmer, « au Maroc, nous avons la chance de ne pas avoir de père à tuer. Cela nous donne une grande liberté créative. » La question se pose désormais de savoir si la génération actuelle ne va pas porter ce poids de la fondation. Car le défi est justement de créer ces références marocaines. Le cinéma marocain, à l'instar de Kamal, le protagoniste de WWW, commence seulement à oser dire « je t’aime », et hésite encore à dire « ken bghik ». Pour Bensaidi, pose timidement un constat, « Je trouve que notre paysage cinématographique est très sage. J'attends que des gars de 22 ou 24 ans viennent nous donner des coups de pieds et nous faire chavirer. Au Maroc, il y a une dynamique. J'espère qu'elle n'est pas menacée car de vraie question ne se posent pas et on est en train de se formater. »

Une chose est sûre en tout cas, si le cinéma marocain suit la voie ouverte par des réalisateurs comme Faouzi Bensaidi, il risque de faire éclater les cadres. Reste à savoir si ce cinéma sera reconnu au Maroc et hors frontières. Faut il rappeler que WWW n'a reçu aucun prix au dernier 
Festival National. Il était absent également de la Croisette alors que tout le monde s'attendait à une sélection Cannoise en 2006. Le film, présenté dans une version provisoire, a indubitablement dérouté les sélectionneurs de Cannes qui s'attendaient à un autre Mille Mois. Aucun doute cependant, si Bensaidi avait été Coréen, il aurait été en compétition avec de bonnes chances de gagner... Décidémment, les frontières sont imaginaires!
par Cinemasfi publié dans : Journées Cinématographiques 2008
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Samedi 3 mai 2008

 

Safi compte à présent une troupe de théâtre professionnelle. Celle-ci porte le nom « Hamzat Wasl Lilibdaa » (« Trait d’Union pour la Création »), et fut créée en avril dernier.

« Hamzat Wasl Lilibdaa » reéunit trois générations d'artistes safiots expérimentés en matière de théâtre.
Première action de la toute jeune troupe, rendre hommage au dramaturge Salem Kouindi pour son apport au théâtre marocain notamment en tant que fondateur du théâtre scolaire.

Développer le potentiel artistique des jeunes

Plus qu’une simple troupe, « Hamzat Wasl Lilibdaa » est aussi une association citoyenne visant à présenter au public de pièces de théâtre et surtout à réhabiliter la mémoire théâtrale de Safi à travers la création d'un centre de documentation et de recherche scientifique. Ce centre devrait permettre la collecte et la transcription des recherches effectuées dans le domaine du théâtre et la création d'une école de lauréats dans les différents métiers du théâtre pour adulte et pour enfant. L’idée est donc de développer le potentiel artistique des jeunes safiots. Joignant le verbe à l’intention, les membres de la troupe sont en train de travailler sur l’écriture d’une pièce visant à « célébrer la mémoire de la ville de Safi ».

Une troupe et pas de salle...

 

Reste à savoir dans quelle salle pourra se produire cette troupe. En effet, Safi n'a pas de salle de spectacle. La  municipalité construit une nouvelle salle des fêtes et prévoit de transformer l'actuelle salle des fêtes (ici à droite) en salle de spectacle en lui ajoutant des balcons. Défi architectural risqué et sur lequel beacoup émettent des doutes. En tout cas, une chose est sûre, Safi a maintenant le contenu, reste à travailler sur le contenant.


par Cinemasfi publié dans : Artistes Safiots
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Jeudi 24 avril 2008

Les "Journées Cinématographiques" de la Faculté Poly-disciplinaire de Safi en sont à leur 3ème édition. L’invité d’honneur de cette année est Faouzi Bensaidi qui donnera une leçon de cinéma dans le cadre d’une conférence portant sur le Cinéma et l’Imaginaire. Il faut dire que le réalisateur multiplie les références dans ses films. Tantôt c’est au cinéma lui-même qu’il fait un clin d’œil, tantôt il évoque ses souvenirs d’enfance. Ses deux longs métrages Mille Mois et What a Wonderful World seront présentés aux étudiants qui pourront ainsi découvrir l’univers de celui que beaucoup qualifient de « meilleur réalisateur marocain ». La leçon de cinéma du metteur en scène s’inscrit dans la tradition des journées puisqu’il succède à Kamal Kamal en 2007 et à Nour-Eddine Lakhmari en 2006.

Histoire d'avoir un avant goût, voici la bande annonce de What a Wonderful World.

(sous-titrage espagnol)


Autre invité de talent, l'acteur qui monte : Malek Akmiss. Ce dernier a joué dans plusieurs productions marocaines et internationales comme Les jardins de Samira de Latif Lahlou, Rahma d'Omar Chraibi, Où Vas-tu Moshé? de Hassan Benjelloun ou encore le dernière production TF1 Ali Baba et les quarantes voleurs de Pierre Aknine. Mais les internautes marocains se souviennent de lui grâce à son immense talent comique exhibé dans le court métrage Famous de Tarik Daoudi.

A noter que cette année, les "Journées Cinématographiques" de la Faculté sont co-organisées par L’Association La Maison des Arts et parrainées par Hawd Assafi.  Pour plus d’informations, rendez-vous sur le blog du Pr. Rachid Naim, organisateur en chef et initiateur des "Journées Cinématographiques" depuis 3 ans.
par Cinemasfi publié dans : Journées Cinématographiques 2008
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Mercredi 23 avril 2008

Le Festival du Film Francophone de Safi a clôturé sa sixième édition il y a quelques jours. Une gageure dans une ville dont le cinéma est en ruine! Touché par cette triste réalité, le jury présidé par le grand critique syrien Rafiq Sabban a lancé un appel à l’aide pour la rénovation de la salle du Cinéma Atlantide, appartenant à l'OCP. Un appel relayé par les cinéastes marocains dont Daoud Oualad Sayed qui remporta l’Osfour d’Or pour son film En Attendant Pasolini. Reste à savoir si l'appel sera entendu?


"Il faut faire quelque chose !" clame le réalisateur Daoud Oualad Sayed alors qu'il est interpellé par un spectateur safiot sur l'état pitoyable de la salle du Cinéma Atlantide. La salle où, durant le Festival, sont projetés les films en compétition officielle mais où le son et l'image vont et viennent de façon on ne peut plus fantaisiste. Visiblement perturbé lors des projections, le jury officiel a décidé de pousser lui aussi son coup de colère. Lors de la cérémonie de clôture, par la bouche de son président Rafiq Sabban, il prend position et appelle les responsables à encourager le festival avec l’amélioration des salles et surtout en prêtant attention au jeune public qui n’a plus accès à celles-ci. Même constat du côté des professionnels, Salim Fassi Fihri, président de la chambre des producteurs marocains, ne mâche pas ses mots. Pour lui, "un pays ne peut  pas se développer sans développer sa culture. C'est la base de l'état de droit." Développer le cinéma et lutter contre la fermeture des salles, c'est donc un impératif politique et non pas seulement culturel. Il faut dire que l’abandon du Cinéma Atlantide (il ne fonctionne plus en dehors des festivals) cadre mal avec l’effort considérable déployé par les autorités locales afin de soutenir les "Lumières de Safi". La ville reste en effet LE partenaire du Festival. Est-elle en train de prendre conscience des enjeux en terme de développement humain, économique et culturel? On l'espère en tout cas.


Crise nationale

Le nombre des salles de cinéma a dramatiquement baissé, comme le constate le journal La Vie Eco:  "On se plaint d’un paradoxe flagrant au Maroc en matière cinématographique : au moment où le public se réconcilie avec la production nationale, où le film marocain s’améliore en quantité et en qualité (14 opus par an), où le budget d’aide publique est plus généreux (36 MDH), les salles obscures baissent le rideau les unes après les autres: 250 dans les années 1980, 150 en 2003, 92 en 2007 selon le Centre cinématographique marocain (CCM), voire 60 selon les responsables de la Chambre marocaine des producteurs de Films (CMPF), le nombre de salles se réduit comme peau de chagrin."


300 salles pour 2012?

Le CCM et son président Nour-Eddine Sail annoncent la création d'un fond d'investissement en vue de faire naître 300 nouvelles salles entre 2009 et 2012. Alimenté en partie par des fonds privés, le projet viserait principalement la création de multiplexes, type Mégarama, dans les grandes villes. Du côté des cinéastes, on propose d'autres pistes, à l'instar du réalisateur Saad Chraibi qui prône la création de cinémas municipaux et l'implication des maisons des jeunes. Il semble en tout cas que l'état d'urgence soit décrété sur le sujet. Depuis décembre dernier, une association a également été créée afin de sensibiliser citoyens et décideurs à la nécessité de sauver les salles marocaines. Elle s'appelle tout simplement "Sauvons les salles de cinéma au Maroc" et est l'initiative du jeune acteur Tariq Mounim. Au niveau safiot, la toute jeune association "La Maison des Arts" annonce la même ambition et souhaite travailler en partenariat avec les autorités locales, les partenaires économiques et les associations culturelles. Dossier à suivre...

par Cinemasfi publié dans : Safi
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