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Cinémasfi est un blog consacré au Cinéma et au ciné.ma, made in Morroco. C'est aussi un espace dédié à la ville de Safi au Maroc. Une ville sans véritable salle de cinéma, mais pas sans intérêt pour le septième art... ni pour les autres d'ailleurs! En voici l'Agenda.
Les lecteurs de cet espace se demandent sans doute quelles sont les raisons de la mise en pause de l'agenda culturel de Safi.Et bien il se trouve tout simplement que l'auteur de ce blog a voulu passer de la théorie à la pratique et
s'est engagé avec d'autres pour créer une association culturelle dont l'objectif n'est pas moins que de faire revivre le cinéma à Safi.
Depuis mai dernier, l'association "Dar al Founoun", ou "La Maison des Arts", milite pour que soit réhabilité le cinéma municipal de Safi. En effet, il y a presque 20 ans qu'à
été construite au Plateau une salle municipale - au croisement de l'Avenue My Idriss I et de l'Avenue Ibn Zaidoun, en face du siège de la RADESS. La salle a très vite été oubliée de tous, et pour
cause, elle avait presque aussitôt été transformée en entrepôt de matériaux de construction pour la municipalité. Il y a quelques années de cela, elle a été donnée au Pr. Mohammed Akkar pour y
construire, en lieu et place, son école privée. Ce dernier ayant abandonné son projet, la salle est restée là, mais est aujourd'hui l'objet de convoitises immobilières pour son emplacement
stratégique sur un des plus grands axes du centre ville. L'Association "La Maison des Arts" et ses militants ont donc entamé une procédure auprès du conseil municipal et au sein de ses commissions pour que
lui soit octroyé le cinéma.Si tel était le cas, Safi deviendrait la première ville marocaine
possédant son cinéma municipal, géré de surcroit par une association. Le concept, fondamentalement non commercial, est peut-être une solution à la crise que vit actuellement le Maroc qui voit
fermer ses cinémas les uns après les autres. Un cinéma associatif, sans obligations de rentabilité (au sens commercial), serait plus libre de se mettre au service du public et des artistes avec
une programmation artistique variée et non limitée au cinéma. Elle pourrait au minimum présenter aux Safiots les sorties cinéma marocaines, héberger les évènements existants en se mettant au
service des autres acteurs associatifs, des Festivals et semaines culturelles, maisaussiaccueillir les troupes théâtrales et les arts de la
scène en général.
Le projet a été présenté à M. le Wali de la région Doukkala Abda qui y a prêté une oreille attentive et lui a apporté son soutien. Il est aussi encouragé par le CCM et son directeur M.
Nour-Eddine Sail. "La Maison des Arts" est par ailleurs parrainée par le réalisateur safiot Nour-Eddine Lakhmari qui en est vice-président honoraire. Et pour finir, l'association vient
de recevoir la promesse de don d'un projecteur 35mm de la part d'un cinéma suisse. D'autres négociations sont par ailleurs en cours pour l'acquisition d'équipement. Mais la décision la plus
importante, celle du don de la salle, est aujourd'hui entre les mains des élus locaux... A suivre!
Le
cinquième épisode de la série policière El Kadia, signé Nour-Eddine Lakhmari a été diffusé hier sur 2M. Et ce fut, hélas, une petite déception.
El Kadia vit une crise du scénario, que redoutait d'ailleurs son créateur Nour-Eddine Lakhmari depuis qu'il ne signe plus
lui-même ses scripts. Cette saison, la série semble manquer de moyens et se retrouve cantonnée en intérieurs avec de surcroit une intrigue qui tire en longueur. Les images dynamiques de Lakhmari
tentent de compenser le manque de rythme mais privés de contenu à soutenir, les effets de caméra sont un peu artificiels. L'officier Hajjami interprété par la charismatique Noufissa Benchehida
reste par ailleursdifficileà oublier.Malgré cela, la nouvelle vedette, Meryem Raoui, fait une très belle entrée et nous séduit par sa fraicheur.Lakhmari confirme une fois de plus son talent au casting et à la direction d'acteur. Le réalisateur n'a d'ailleurs plus de preuves à faire mais
doit vraiment reprendre en main sa série pour continuer à séduire le public marocain. Un public qui a enfin vu en lui le réalisateur qu'il attendait, capable de maitriser l'image et de lui
proposer un programme sans complexes par rapport à ce qu'il voit ailleurs, dans les séries américaines notamment.
Peintre et sculpteure, l'artiste congolaise de BrazzavilleRhode Bath-Schéba MAKOUMBOUexposera du 28 juillet au 1 août 2008 dans le cadre du 2ème Festival Maghrébin d’Arts Plastiques à
Oujda.
« On parlerait à tort, dans le cas de Bath-Schéba, d'un art du
métissage. Ici, nous ne sommes pas dans la peinture-fusion, la world-peinture pour pasticher quelques formules en vogue. L'art de Bath-Schéba est indiscutablement africain. Il n'a rien cédé sur
ce terrain. Il respire, il embaume l'Afrique. (Au demeurant, parle-t-on jamais de l'art polynésien de Gauguin ?) Non, dans le cas de Bath-Schéba, totalement étranger à un art du cocktail (qui
peut, évidemment présenter des agréments), il me semble qu'il faut voir une sorte d'opération alchimique. Telle, dans la connaissance actuelle que j'en ai, m'apparaît l'oeuvre de Rhode
Bath-Schéba Makoumbou : une vision du monde si harmonieusement conçue qu'elle s'ouvre les portes du monde. »,écrit le poète Denys Louis Colaux au sujet de son œuvre.
Du 17 au 19 juillet, Safi va vivre au rythme ancestral des musiques des confréries religieuses. Organisé par l'association Hawd
Assfi,le festival des
musiques confrériquesdébute aujourd'hui sous le signe de la continuité et le relais entre les générations. Participeront à cette troisième édition, des confréries Hamdouchia
(Azemmour et Safi), Aissaouia (Safi et Essaouira), Gnaouia et des troupes de Dakka Roudania (Taroudant) et Marrakechie (Marrakech), Bouzouada ainsi que l'Ahmadia de l'inimitable Haj Bajdoub. Pour les
jeunes, le groupe Tighaline va quelques airs confrériques au goût du jour à la Place Moulay Youssef. Un programme riche qui commencera à 19h devant le Mausolée Sidi Mohammed Ben Salah par une
procession de toutes les équipes participantes dans les rues de Safi, va se dérouler entre l'espace ouvert Moulay Youssef et le cadre clos de Dar Sultan.
Changement de casting de taille au sein de la série policière tant
attendue pour le Ramadan prochain. Exit Noufissa Benchehida. L'officier Hajjami cède la place à une nouvelle recrue: l’officier Meryem.
Alors que le tournage de la troisième saison
d’El Kadiaétait sur le point de
commencer,Nour-Eddine Lakhmarieut la mauvaise surprise de perdre son héroïne. Noufissa Benchehida a abandonné l'affaire. Elle est remplacée par la
jeune actrice Meryem Raoui.
Voilà qui donne du travail aux scénaristes. L'officier Zineb
Hajjami se retrouve mutée à Interpole et transmet ses dossiers à l’officier Meryem Cheradi. La nouvelle venue se retrouve dans les chaussures de la super-flic et se met au défi de capturer Réda,
le tueur sanguinaire et impitoyable que l’officier Hajjami avait traqué sans succès. La jeune femme devra faire ses preuves auprès de ses supérieurs dubitatifs, d'un officier Hamid (Mansour
Badri) condescendant et de l'officier Samia (Hanan Zouhdi) débordée et incapable de l'aider.
Une fois de plus,Nour-Eddine Lakhmarifait appel à un
visage nouveau pour le premier rôle. Il l'avait déjà fait avec Noufissa Benchehida, il l'avait encore fait dans Casa Negra - son prochain long-métrage qui devrait être sur les écrans à
la rentrée - en offrant les deux premiers rôles à deux inconnus,Omar Lotfi et Anas
Elbaz. Il le refait aujourd'hui et nous prouve que le Maroc regorge de jeunes talents. Petit clin d’œil àCasa Negra, il
invite ses acteurs dans la série: Driss Roukhe, qu'on ne présente plus, mais aussi Omar Lotfi et Anas Elbaz que le public découvrira pour la première fois sur petit et sur grand écran. On y
retrouvera également un autre fils de la région,Malek Akhmiss, jeune comédien plus que prometteur et bien connu des étudiants de la Faculté de Safi à qui il avait rendu une visite au mois de
mai.
Noufissa Benchehida avait fait sa place et le public s'était
habitué à elle. Espérons que l'officier Meryem et son style plus en douceur et en subtilité saura elle aussi séduire les téléspectateurs. Car sans El Kadia, il ne restera pas grand chose
à voir pendant Ramadan. Et durant ce mois de jeûne, la dernière chose que l'on souhaite, c'est rester sur sa faim.
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