"Transe" (Al-Hal) d'Ahmed Maanouni, réalisé en 1981 raconte, sur un ton libre et joyeux, l'histoire de la formation musicale
Nass El-Ghiwane. Ce film culte, présenté par Martin Scorsese dans Cannes Classics à la 60ème édition du Festival de Cannes, offre au spectateur de
véritables perles de nostalgie.
Même avec l'euphorie que connait le cinéma marocain ces
dernières années, aucun film marocain n'a encore eu le privilège d'être retenu en sélection officielle au Festival de Cannes, le plus grand des festivals internationaux. Cette année, le Maroc
devra encore attendre. Cependant, ce mardi 22 mai, la présence marocaine sur les écrans cannois sera prestigieuse grâce à la projection de "Transe"
(Al-Hal), le film d'Ahmed Maanouni qui date de 1981. Le film est choisi par le célèbre réalisateur
américain Martin Scorsese dans la section Cannes Classics.
Cette projection marque également la naissance de la World Cinema Foundation, une association née sur une idée de Martin Scorsese
lui-même, et qui se donne comme objectif d’aider financièrement la préservation, la restauration et la diffusion des films des pays du monde entier, en particulier du cinéma d’Afrique, d’Amérique
Latine, d’Asie et d’Europe centrale. Al-Hal, le film de Maanouni retrace
une partie du parcours artistique du groupe mythique, Nass
El-Ghiwane, considéré par M. Scorsese comme les Rolling Stones de l'Afrique.
Article original publié par Naim sur son excellent blog sous le titre Un film marocain au festival de Cannes!. A lire aussi Al-Hal (Transe), film culte pour un groupe-mythe.
par Cinemasfi
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Pour sa cinquième édition, le Festival du
film francophone de Safi a donné à la Francophonie une saveur tiers-mondiste inhabituelle avec une compétition faisant la part belle au point
de vue africain et arabe.
C’est le Tchadien Mahamat-Saleh Haroun qui a obtenu l’Osfour d’Or pour la seconde fois avec son film Daratt, Saison Sèche. Haroun avait déjà été couronné à Safi en 2004 pour son long métrage Abouna. Et c’est un autre film
africain qui s’empare du prix du jury, Bamako, du Mauritanien Abderrahman
Sissako.
Osfour d’or pour le cinéma africain
Ces deux œuvres ont su, chacune à leur manière, montrer la maestria des cinéastes africains. Dans des styles radicalement
différents, Haroun et Sissako ont donné un visage cinématographique à leur continent. Haroun par la beauté de ses images et la profondeur des silences de ses personnages. Sissako par son talent à
rassembler l’Afrique dans la cour d'un « fundouk » malien ou la grande Histoire de notre temps et les petites histoires individuelles se croisent et se reflètent avec une justesse
parfaite.
Hélas, pour cette cinquième édition, le cinéma marocain n’a pas réellement pu briller. Représenté par Driss Chouika et son
adaptation de Kundera, Les Jeux de
l'Amour, le Maroc ne s’est pas retrouvé dans ce film en langue française parlant d’un univers étranger aux Marocains. Le public safiot
gardera donc un peu la nostalgie de la quatrième édition du Festival qui avait programmé trois films de réalisateurs marocains rivalisant pour l’Osfour d’Or : L'Enfant Endormi de
Yasmine Kassari, Le Grand
Voyage d'Ismaël Ferroukhi
et La Symphonie Marocaine de Kamal Kamal qui a finalement raflé le prix à la plus grande satisfaction du
public.
Safi la francophone se fait ainsi de plus en plus, au fil des années, Safi l’Africaine. Rebelle, elle déboute des films
pourtant sélectionnés à Cannes et favorise des histoires simples mais puissantes.
par Cinemasfi
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