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  • : Cinémasfi est un blog consacré au Cinéma et au ciné.ma, made in Morroco. C'est aussi un espace dédié à la ville de Safi au Maroc. Une ville sans véritable salle de cinéma, mais pas sans intérêt pour le septième art... ni pour les autres d'ailleurs! En voici l'Agenda.
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Mardi 8 janvier 2008
Maroc-blogs-awards.jpg De retour de vacances, j'ai pris du retard. Tout d'abord, je ne vous ai pas souhaité bonnes fêtes de l'Aid ni bonne année. Grande maladresse alors que je me vois nominé dans la catégorie "meilleur blog artistique" aux Maroc Blog Awards 08. J'espère que mes lecteurs ne me tiendront pas rigueur pour mon silence. Je vais tenter de me rattraper dans les jours qui viennent et continuer à vous donner des nouvelles de l'actualité artistique et surtout cinéma, vue depuis la ville de Safi.

PS: Pour voter, c'est par ici ;-)

par Cinemasfi publié dans : Blogosphère
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Vendredi 4 janvier 2008

Caravane-cin--matographique.JPGLe Festival National du Film a accueilli cette année encore les meilleurs films marocains courts et longs sortis depuis deux ans. Tanger héberge l'évènement depuis 3 ans continuera à l'accueillir tous les ans. En effet, devant la bonne santé du FNF et du cinéma marocain, le CCM vient d'annoncer que l'évènement sera désormais annuel. Zoom sur un Festival ambulant et retour sur une occasion manquée.

Après Oujda, Marrakech, Meknès, Rabat, Casablanca à deux reprises, le Festival National du Film s'est donc une nouvelle fois installé à Tanger. Organisé en collaboration avec la collaboration active du CCM et de sa caravane cinématographique, le Festival National n'est pas tout à fait un festival comme les autres. En effet, jusqu'à cette année, il s'agissait d'un festival itinérant que le Centre Cinématographique transbahute de ville en ville tous les deux ans. 

Or depuis trois ans, le Festival s'est sédentarisé à Tanger. Ce n'est sans doute pas un hasard. La ville a connu une réelle révolution cinématographique depuis la rénovation du cinéma Rif devenu la  la Cinémathèque de Tanger et grâce au dynamisme du cinéma Roxy. C'est aussi le résultat plus désolant d'une désagrégation du réseau des cinémas marocains qui réduit chaque année le nombre des villes candidates potentielles. Hormis le miracle tangérois et l'arrivée du groupe Megarama à Casa et Marrakech, la tendance est en effet plutôt à la fermeture des salles dans les petites villes. 

Rendez-vous manqué en 2007... 

L'itinérance du FNF est une tentative de lutter contre cette érosion. C'est ainsi qu'en juillet 2005, dans un (vain) élan d'enthousiasme, M. Mohammed Bakrim, représentant du CCM, avait promis devant toute l'assistance du Festival du Film Francophone de Safi, de ramener le FNF à Safi. La condition? Que la ville, représentée pour l'occasion par M. le Wali en personne, s'engage à rénover une salle digne d'accueillir un tel évènement réunissant tout le gratin du cinéma marocain. Plus de deux ans plus tard, les coussins du
Cinéma Atlantide de Safi sont plus défoncés que jamais, l'installation sonore toujours inexistante et surtout, les portes toujours fermées. Quant au cinéma Royal, sa programmation semble figée depuis bien longtemps sur les années 90. Bilan, Tanger remporte la mise

Safi a réellement manqué une occasion en or. Interrogé sur sa promesse lors des dernières Journées Cinématographiques de Safi en mai dernier, M. Bakrim avait répété celle-ci... à la même condition, bien entendu! Safi a raté sa chance, dommage...

par Cinemasfi publié dans : Safi
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Mardi 25 décembre 2007

charlot.jpgLe 25 décembre 1977, Charlie Chaplin tirait sa dernière révérence. Il mettait ainsi un point final à une oeuvre sans précédent qui continue à toucher les générations qui naquirent bien après sa mort et aux quatre coins du monde.

Acteur, réalisateur, scénariste, producteur et compositeur, Chaplin fut un artiste complet. Fervent défenseur du cinéma muet, il réalisera le dernier film non parlant de l'histoire avec Les Temps Modernes. Le film reprend le célèbre personnage de vagabond créé par Chaplin dans plusieurs courts-métrages puis dans des oeuvres majeures comme The Kid, Les Lumières de la Ville ou La Ruée Vers l'Or. Des films puissants, à la fois drôles et tristes.
Auteur engagé, la misère sociale dans laquelle avaient vécu ses parents  influence les aventures de Charlot. Avec la montée du fascisme et du nazisme, il se lance dans des oeuvres plus politiques avec Le Dictateur, film visionnaire dans lequel il tourne en ridicule Adolf Hitler. Chaplin a alors pris le virage du cinéma parlant mais la pantomime reste présente. Il limite souvent les dialogues à un langage imaginaire, à l'instar de ce qu'il avait déjà fait dans sa célèbre chanson des Temps Modernes. 
Par la suite, il signe Monsieur Verdoux, un film cynique et humaniste inspiré d'un script d'Orson Wells. En 1952, à l'époque du maccarthisme et de la chasse aux communistes lancée au Etats-Unis, Chaplin voit son visa de retour supprimé alors qu'il était en tournée en Europe pour présentater son film Les Feux de la Rampe.  Il s'installe donc en Suisse avec toute sa famille. Par la suite, il règlera ses comptes avec son ancienne patrie et la chasse aux sorcières dans Un Roi à New-York. 
Il finit sa carrière cinématographique comme figurant dans son dernier film  La Comtesse de Hong-Kong avec Sophia Loren et Marlon Brando. Le film est un échec et Chaplin tire sa révérence cinématographique en 1967. Durant les années 70, de nombreux hommages lui sont rendus à Cannes et Venise. Il meurt en 1977, en Suisse.

par Cinemasfi publié dans : Actualité cinéma
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Samedi 15 décembre 2007

Pour ceux qui avaient raté l'évènement, j'ai gardé au chaud ces deux vidéos de la leçon de cinéma de Martin Scorsese au dernier Festival International du Film de Marrakech. Il y parle de deux de ses films: La Dernière Tentation du Christ (première vidéo) et New York New York (deuxième vidéo). Etant donné que ces vidéos ont été prises "en live", elles sont en anglais non sous-titré. 



par Cinemasfi publié dans : Actualité cinéma
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Vendredi 7 décembre 2007
Apparement, je n'avais pas bien cherché et le site du FIFM est bourré d'informations. Seul hic, il a changé d'adresse comme le signale notre ami MoTIC. Alors pour les cinéphiles, il faut désormais aller à www.festivalmarrakech.net. Et pour l'intégralité du programme, c'est ici.


FIFM07-1.jpg

par Cinemasfi publié dans : Actualité cinéma
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Vendredi 7 décembre 2007

FIFM07.jpg A 19 heures de l'ouverture officielle du Festival International du Film de Marrakech, impossible au cyber-cinéphile de connaître le programme de l'évènement. Le site du FIFM est désespérément muet et tous les médias online spécialisés en attente d'informations. Seul le programme de ces vendredi et samedi est disponible, en cherchant bien... Pourtant, l'édition 2007 promet d'encore monter d'un cran dans l'échelle des festivals internationaux. La septième édition se paye en effet une affiche de très haute qualité, un jury de choix et des invités prestigieux

"Pour être reconnu comme un vrai événement dédié au cinéma, un Festival a besoin d'abord d'un contenu cinéphilique solide. Cette année, le FIFM rassemble des films, des cinéastes et des artistes pointus", revendique en effet Melita Toscan Du Plantier, directrice du Festival.

Les festivités commencent vendredi à 19h avec la cérémonie d'ouverture retransmise en direct par 2M. Il y sera rendu hommage à l'acteur américain Léonardo Di Caprio qui tourne actuellement au Maroc avec Ridley Scott. Sera également à l'honneur le réalisateur marocain Mustapha Derkaoui, à qui l'on doit notamment Casa By Night

La journée de samedi sera quant à elle marquée par la leçon de cinéma que donnera Martin Scorcese pour les cinéastes marocains. En sept éditions du FIFM, le réalisateur américain s'est imposé comme le parrain du festival. Il est aussi et avant tout un amoureux du Maroc où il tourna deux films (La Dernière Tentation du Christ et Kundun). Impressionné par le documentaire d'Ahmed Maanouni, Transe, sur le groupe Nass El Ghiwane, il offrit à ceux-ci de participer à la BO de La Dernière Tentation du Christ. Transe fut également le premier film restauré par sa World Cinema Foundation avant d'être présenté à Cannes l'année dernière.

En compétition, des films venus d'Europe (Estonie, République Tchèque, Finlande, Russie, Serbie, Pays-Bas), d'Asie (Japon, Chine, Philippines, Corée du Sud), du Maghreb (Maroc, Algérie) et d'Amérique (USA et Mexique) : 

Sugisball (Autumn Ball) de Veiko Ounpuu (Estonie) 
L'envers du miroir de Nadia Cherabi (Algérie)
Funukedomo, Kanashimino Ai Wo Misero de Daihachi Yoshida (Japon) 
Grand Hotel de David Ondřiček  (République Tchèque)
Les Jardins de Samira de Latif Lahlou (Maroc)   
Miehen Työ (Man's Job) de Aleksi Salmenperä (Finlande)
Tirador (Slingshot) de Brillante Ma. Mendoza (Philippines)   
Kremen (The Hard-Hearted) de Alexey Mizgirev (Russie) 
H
ong Se Kang Bai Yin de Cai Shangjun (Chine)   
The Savages (La famille Savage) de Tamara Jenkins (Etats-Unis) 
Klopka (The Trap) de Srdan Golubovic (Serbie)   
Partes Usadas (Used Parts) de Aarón Fernandez (Mexique)
Geomen Tangyi Sonyeo Oi de Jeon Soo-Il (Corée du Sud)   
Wolfsbergen de Nanouk Leopold (Pays-Bas)

Hors compétition
, le Festival projettera une quarantaine de films égyptiens tournés de 1937 à nos jours. Un panorama du cinéma marocain sera également programmé afin de permettre au public de découvrir les oeuvres récompensées par le récent Festival National du Film. Le FIFM saluera par ailleurs les réalisateurs Aoyama Shinji (Japon) et Abel Ferrara (Etats-Unis) et s'inclinera à la mémoire de trois figures du cinéma disparues cette année: les metteurs en scène Michelangelo Antonioni (Italie) et Ingmar Bergman (Suède), ainsi que le producteur Ahmed Baha Attia (Tunisie). A tout cela s'ajoute une programmation "coup de coeur" qui fait la part belle à des oeuvres engagées. Au total ce sont 110 films de 23 nationalités qui seront projetés avec en ouverture le film britannique Elisabeth, l'âge d'or du réalisateur Shekhar Kapur.

Le président du jury est
Milos Forman, réalisateur tchécoslovaque installé aux Etats-Unis où il a obtenu deux Oscars du meilleur réalisateur pour Amadeus et Vol au-dessus d'un nid de coucou. Il sera entouré des cinéastes Hamid Bennani (Maroc), Pavel Lounguine (Russie), Claude Miller (France) et Shekhar Kapur (G-B), de l'acteur John Hurt (G-B) et des actrices Aïssa Maïga (France),  Parker Posey (USA) et Aitana Sanchez-Gijon (Espagne). 

La cérémonie de clôture aura lieu le samedi 15 décembre. 



Le programme

 - Vendredi 7 décembre:
PALAIS DES CONGRES - SALLE DES MINISTRES
19h00 (sur invitation uniquement):
OUVERTURE OFFICIELLE
HOMMAGE MUSTAPHA DERKAOUI
HOMMAGE LEONARDO DI CAPRIO
ELIZABETH : THE GOLDEN AGE (ELIZABETH: L’AGE D’OR) (01h54).

- Samedi 08 Decembre:
. PALAIS DES CONGRES - SALLE DES MINISTRES:
11h00 : THE RED AWN (1h41)
15h00 : USED PARTS (1h35)
17h00 : LE CHAOS (2h02)
20h00 : 3:10 TO YUMA (1h57)
22h30 : L’ENNEMI INTIME (1h48)
. PALAIS DES CONGRES - SALLE DES AMBASSADEURS:
09h00 : THE 11TH HOUR (LA 11ème HEURE, LE DERNIER VIRAGE) (1h31)
11h30 : AN OBSESSION (1h49)
16h30 : LECON DE CINEMA : MARTIN SCORSESE
21h00 : SAMT EL QUSUR (LES SILENCES DU PALAIS) (2h07)
. CINEMA LE COLISEE:
11h00 : LES BEAUX JOURS DE SHEHERAZADE (1h37)
14h30 : L’AVVENTURA (2h25)
18h00 : THE RED AWN (2h25)
20h30 : USED PARTS (1h35)
22h30 : ELIZABETH: THE GOLDEN AGE (ELIZABETH: L’AGE D’OR) (1h54)
. CINEMA RIF:
14h00 : NASHID EL AMAL (2h05)
17h00 : BAB EL HADID (GARE CENTRALE) (1h35)
20h00 : DOAE EL KARAWAN (LA PRIERE DU ROSSIGNOL) (1h49)
22h30 : AL HARAM (LE PECHE) (1h45)
. CINEMA SAADA:
14h00 : GHAZAL EL BANAT (FLIRT DES JEUNES FILLES) (2h)
17h00 : EMRAA FIL TARIK (1h55)
20h00 : SERAA FIL NIL (2h05)
: AL ARD (LA TERRE)
. CINEMA MABROUKA:
17h00 : SA'IDI FI ALJAMA'AH ALA'MRIKIAH (1h50)
20h00 : BAHEB EL CIMA (J’AIME LE CINEMA) (2h10)
22h30 : ISMAILIA RAYEH GAY (1h55)
. CINEMA MEGARAMA:
14h30 : OU VAS-TU MOSHE ? (1h30)
17h00 : LA BEAUTE EPARPILLEE (1h30)
20h00 : LES ANGES DE SATAN (1h25)
22h30 : ADIEU MERES (1h50)
. CINEMA MEGARAMA : NUIT DI CAPRIO (Grande salle):
18h00 : THE 11TH HOUR (LA 11ème HEURE, LE DERNIER VIRAGE) (1h31) 22h30
20h00 : BLOOD DIAMOND (2h23)
22h30 : TITANIC (3h14)
02h00 : CATCH ME IF YOU CAN (ARRETE-MOI SI TU PEUX) (2h21)
04h30 : ROMEO + JULIET (ROMEO + JULIETTE) (2h)
. PLACE JEMAA EL FNA:
19h00 : THE AVIATOR (2h50) - En présence de Martin Scorsese et Leonardo Di Caprio
. PROJECTIONS DE PRESSE (Salle des Ambassadeurs) et CONFERENCE DE PRESSE (Salle Royale):
09h00 : THE 11TH HOUR (LA 11ème HEURE, LE DERNIER VIRAGE) (1h31) – projection de presse
12h45 : PHOTO-CALL & CONFERENCE DE PRESSE THE RED AWN
16h30 : LECON DE CINEMA MARTIN SCORSESE – SALLE DES AMBASSADEURS.

par Cinemasfi publié dans : Actualité cinéma
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Samedi 3 novembre 2007

semaine-du-film-europ--en.gifDu 14 au 23 novembre prochains se tiendra à Safi la Semaine du Film Européen. Le programme est enfin disponible. Cela se passe au cinéma Atlantide, chaque soir à 19h. Le Festival ambulant passera également par Tanger, Rabat, Casablanca et Marrakech.

Contrairement à ce qui avait été annoncé précédemment, le film d'ouverture ne sera pas A Mighty Heart qui a disparu de la programmation. Par contre, nous avions deviné juste en pariant sur la Palme d'Or roumaine 4 mois, 3 semaines et 2 jours. Les autres films projetés ont pratiquement tous été sélectionnés dans les plus grands Festivals (Cannes, Venise, Lucarno) et même aux Oscars.
 
Les 10 longs-métrages seront accompagnés de quatre courts-métrages méditerranéens parmi lesquels le libanais After Shave et le marocain Dernier Cri (dernièrement récompensé au Festival National du Film à Tanger et en Egypte au Festival d'Ismaïlia).

Mercredi 14 nov
Becoming Jane / Grande-Bretagne, USA / Julian Jarrold
Court-métrage : Voyage au bout du 

Jeudi 15 nov
La fille coupée en deux / France / Claude Chabrol

Vendredi 16 nov
Mio fratello è figlio unico 
 (Mon frère est fils unique) / Italie / Daniele Luchetti / Sélection officielle, Cannes 2007

Samedi 17 nov
Fehér tenyér (Les paumes blanches) / Hongrie / Szabolcs Hajdu / Sélection officielle, Cannes 2007
Cout-métrage: 
Illusion

Dimanche 18 nov
O capacete dourado (Le casque doré) / Portugal / Jorge Cramez / Sélection officielle, Lucarno 2007
Court-métrage : 
After shave

Lundi 19 nov
Auf der anderen Seite (De l'autre côté) / Turquie / Fatih Akin / Prix du Scénario, Cannes 2007

Mardi 20 nov
 
Efter Brylluppet (Après le mariage) / Suède / Susanne Bier / Sélection officielle aux Oscars 2007

Mercredi 21 nov
4 Luni, 3 Saptamini Si 2 Zile (4 mois, 3 semaines et 2 jours) / Roumanie / Cristian Mungiu / Palme d'Or, Cannes 2007 

Jeudi 22 nov
Nue propriété / France, Belgique / Joachim Lafosse / Compétition officielle, Mostra de Venise 2006
Court-métrage:
Le dernier cri

Vendredi 23 nov
Zwartboek (Le livre noir) / Belgique, Grande-Bretagne, Allemagne / Paul Verhoeven /  Compétition officielle, Mostra de Venise 2006

 


Le site officiel des Semaines du Films Européen nous annonce que : "Le nouveau cru, que vous aurez tout le loisir d’apprécier pendant ces 10 jours de cinéphilie intense, témoigne d’un cinéma européen résolument en forme. À travers notamment l’émergence d’un jeune cinéma qui confirme la Roumanie comme un territoire fort prometteur (4 mois, 3 semaines et 2 jours) et l’Allemagne en cinématographie désormais revivifiée (De l’autre côté). Les grands auteurs européens sont aussi présents avec des œuvres qui comptent parmi les plus importantes de leurs filmographies. Avec La fille coupée en deux, Claude Chabrol signe un drame flamboyant où il est question de jalousie et d’ambition. Tandis que Paul Verhoeven, après vingt ans d’une brillante carrière hollywoodienne, aborde le trouble de la seconde guerre mondiale dans Black book, où une jeune femme se jette à corps perdu dans une entreprise d’espionnage à haut risque. C’est un autre portrait de femme, celui de l’écrivain britannique Jane Austen, que nous livre Julian Jarrold, avec la jeune révélation Anne Hathaway, dans le rôle titre. Enfin, les nouveaux venus (Joachim lafosse, Susanne Bier, Daniele Luchetti, Jorge Cramez, Szabolcs Hajdu) occupent une place d’exception dans une sélection où il est beaucoup question de la famille, dans tous ses états." 

Pour consulter le programme concernant les autres villes, cliquez ici.

PS 1: Safiots, n'oubliez pas les chaussettes en laine, les gants et même les couvertures.
PS 2: N'amenez pas vos enfants, ce sont des films pour adultes ou jeunes gens avertis.

par Cinemasfi publié dans : Evènements culturels
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Jeudi 1 novembre 2007

WWW.jpg Ignoré des palmarès marocains, What a Wonderful World de Faouzi Bensaïdi a raflé les deux plus prestigieuses récompenses au Festival du Film d’Alexandrie en Egypte, à savoir le Grand Prix et le Prix de la meilleure mise en scène. Bensaïdi est aujourd’hui le réalisateur marocain le plus connu à l’étranger, aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis.

Cela faisait longtemps que l'on attendait un prix pour What a Wonderful World. C'est chose faite puisqu'il vient d'être doublement récompensé par le Grand Prix et le Prix de la Mise en Scène au Festival d'Alexandrie. Il est le second marocain, après Mohammed Asli et son chef d’œuvre A Casablanca les anges ne volent pas, à remporter le trophée égyptien. Un plébiscite qui survient après une longue tournée dans les festivals nationaux et internationaux, dont la  Mostra de Venise. Le réalisateur meknessi est également un des seuls cinéastes marocains à bénéficier d’une sortie sur les écrans européens, et pas seulement français. Il s’est également fait un nom outre Atlantique, en s’imposant comme représentant du Maroc lors du Festival CinemaEast de New York et du Festival du Film Arabe de Los Angeles.


WWW
, oeuvre urbaine et moderne

Voilà de quoi réconforter un Faouzi Bensaïdi boudé par les palmarès des festivals marocains, dont le Festival de Marrakech en 2006 et le récent Festival National du Film. Sans doute son film est-il inclassable, et de la sorte déroutant. Dépassant la seule réalité marocaine, il touche l’universel et surtout dégage une incroyable puissance poétique.

Bensaïdi nous offre une histoire d'amour qui nous rappelle Le Samouraï de Melville avec un clin d'oeil à In The Mood For Love de Won Kar Waï. Des scènes d'actions qui ont la beauté de celles de Kitano (Sonatine), le rythme et la mélancolie d'un Jim Jarmush dans Ghost Dog, et un arrière goût de Johnny To (Full Time Killer, The Mission). Autant de comparaisons qui montrent à quel point Bensaïdi est un des auteurs marquants de son temps. Mais si WWW nous fait penser autant de grands films, il est aussi et avant tout l'œuvre profondément originale d'un auteur marocain qui regarde son époque. Et c'est à toutes ces qualités qu'ont fait écho les prix décernés par le festival égyptien et les multiples sélections dans les festivals internationaux.

Perfection visuelle

Très différent de Mille Mois, le premier film du réalisateur, avec lequel il partage pourtant le même souci de perfection visuelle, WWW est une intrigue urbaine et moderne. C’est la magnifique histoire d'amour de Kamel, un homme piégé dans la toile du World Wide Web. Kamel est tueur à gage. Il vit à Casablanca et reçoit ses contrats par Internet. Ses contacts sociaux se limitent à de brèves rencontres avec Souad, une prostituée. Pourtant, un jour il tombe amoureux d'une femme, ou plutôt d'une voix. Celle de Kenza, la colocataire de Souad, qui lui répond habituellement au téléphone. Kenza est flic et règle la circulation dans un grand rond point de la ville. A partir de là, ils ne vont cesser de se croiser, ne se parlant qu'aux téléphone et en français. Kamel, l'étranger à lui-même, sort petit à petit de son monde virtuel et laisse les sentiments le gagner. C'est alors que sur le Web, Hicham, un hacker, le déniche et infiltre ses contacts.

what-a-wonderful-world.jpg

Deux cinémas marocains ?


Si les deux prix d'Alexandrie sont les premiers glanés par What a Wonderful World, Faouzi Bensaïdi est par contre un habitué des récompenses prestigieuses. Il avait été primé à la Mostra de Venise en 2000 pour son court métrage Le Mur. Par la suite, son premier long métrage Mille Mois avait remporté plusieurs Prix dont celui du Premier Regard à Cannes en 2003, le Premier Prix du Festival du Cinéma Africain de Milan, le Grand Prix du Festival de Damas et le Prix Spécial du Jury du Festival de Namur. Il reste maintenant aux Marocains à reconnaître à Bensaïdi la place qu’il mérite dans la récente Histoire de notre cinéma national. Hélas, WWW vient d’essuyer un nouveau revers national en étant ignoré par le jury du Festival National le 27 octobre dernier, tout comme la plupart des œuvres de la nouvelle vague marocaine. Serait-ce le signe d’une scission du cinéma marocain autour de deux générations de plus en plus distinctes?

En attedant la reconnaissance de ses paires, Bensaïdi prépare un spectacle, une comédie musicale dont la sortie est prévue pour ce mois de novembre. Quant à nous à Safi, nous espérons le voir pour les prochaines Journées Cinématographiques de Safi.

Comme les images parlent mieux que les mots, cliquez ici pour découvrir la bande annonce et un extrait du film.

par Cinemasfi publié dans : Gros plan: cinéma marocain
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