Nouafal Berraoui livre à la deuxième chaîne marocaine son premier film long. Il s’agit d’un téléfilm intitulé Al Kabch (Le Mouton). Originaire de la région de Safi, le réalisateur à
tourné à Oualidia et Safi même.
Après un tournage éclair en avril dernier, Berraoui va donc faire, avec Le Mouton, sa première rencontre avec le grand public. Les Safiots quant à eux se souviennent de son
court-métrage Le Chant des Sirènes diffusé au Festival de
Safi en 2005. Le réalisateur a depuis réalisé deux autres films courts: Liberté Provisoire (2006) et Départ (2007). Ce
dernier a été présenté la semaine dernière au Festival National de
Tanger.
Comédie amère
L’intrigue de Al Kabch prend place durant la période électorale. Sur le ton de la comédie amère, elle met en scène
les pérégrinations d'Al Haj, candidat aux élection et prêt à tout afin de se garantir un fauteuil d'élu. Clientéliste à souhait, il prend judicieusement la direction de
l'équipe de football du village de Oualidia en espérant que l'issue des élections se dessine sur le terrain avant de passer aux urnes. Et pour gagner, tous les moyens sont bons: corruption,
cadeaux, et même le mariage de sa propre fille.
Côté casting, Touria Alaoui, l’épouse du réalisateur, tient le premier rôle féminin aux côtés de Mohammed Bastaoui. Et au scénario, on retrouve l'incontournable Youssef
Fadel.
Explosion des tournages à Safi
La fidélité de Berraoui à sa ville, tout comme celle de son collègue Nour-Eddine Lakhmari, ont fait de Safi un lieu de tournage habituel des films marocains. Outre les deux
téléfilms El Kadia de Lakhmari et Al Kabch de Berraoui, Hamid
Zoughi avait également choisi Safi et sa légendaire Kharboucha pour sa dernière œuvre Kharboucha wa ma ydoum hal. Et ce n’est pas tout, la maison de production « Bentaqerla » de Hassan Benjelloun planche sur deux projets de tournage à
Safi : un téléfilm et un documentaire. Et si le cinéma faisait bouger
Safi ?
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Voila, comme
annoncé sur le site du CCM, le palmarès de la 9e édition du Festival National du Film qui vient de se clôturer samedi à Tanger. Alors que l'on attendait un ras de marée de la nouvelle vague marocaine, ce sont au contraire les films de
réalisateurs expérimentés qui ont rafflé le gros des prix.
C'est finalement Les Coeurs
brûlés d'Ahmed Maanouni qui remporte le Grand Prix. Le Jardin de Samira de Latif Lahlou a lui
aussi fait une moisson de prix avec le Prix Spécial du Jury, et les deux prix d'interprétation masculine. Lahlou vient par ailleurs de remporter le Prix du meilleur scénario lors du Festival des Films du Monde à Montréal en septembre dernier.
L'anti-conformiste Nabyl Lahlou emporte, quant à lui, le Prix du Scénario, tandis que La Beauté Eparpillée de Lahcen Zinoun raffle les deux prix d'interprétation féminine.
Côté jeunes, les frères Noury partent avec le Prix de la Première Oeuvre pour Les Portes du
Paradis, un film choral ayant ouvert notre cinéma national vers un nouveau style d'intrigue.
Surprise par contre, What a Wonderful
World de Faouzi Bensaidi est absent du palmarès. Dommage, son oeuvre méritait très certainement d'être récompensée.
Pour ce qui est des couts-métrages, Mohammed Mouftakir s'impose avec Fin du mois et Hamid Basket repart avec le Prix du Scénario.
Palmarès des Films de Long Métrage
Grand Prix : "Les Cœurs Brûlés" d'Ahmed Maanouni
Prix Spécial du Jury : "Le Jardin de Samira" de Latif
Lahlou
Prix de la première oeuvre : "Les Portes du Paradis" d’Imad et Souhael Noury
Prix du
scénario : "Tabite or not Tabite" de Nabyl Lahlou
Prix du premier rôle féminin : Sanaa Alaoui dans "La Beauté Eparpillée"
Prix du premier rôle masculin : Mohamed Khouyyi dans "Le Jardin de Samira"
Prix du deuxième rôle féminin : Hanane Zouhdi
dans " La Beauté Eparpillée "
Prix du deuxième rôle masculin : Youssef Britel dans " Le Jardin de Samira "
Prix de l'image : Kamal Derkaoui "Où vas-tu moshé ?"
Prix du son : Faouzi Thabet
Prix du montage : Njoud Jaddad "Tissée de Mains et d'Etoffe"
Prix de la musique originale : Joel Pellegrini dans "Les Anges de Satan"
Palmarès des Films de Court Métrage
Grand Prix : "Fin du Mois" de Mohamed Moftakir
Prix du scénario : "Dernier Cri" de Hamid Basket
Mention spéciale : "Tes Cheveux Noirs Ihsan" de Tala Hadid
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Pour plus d'informations, contacter
l'AFMS.
Pour consulter l'intégralité du programme culturel cliquez ici
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C'est à présent plus
qu'officiel, Milos
Forman sera le président du Festival International du Film de
Marrakech qui se tiendra à partir du 15 décembre prochain.
Le réalisateur d'origine tchèque, à la renomée internationale (notamment pour son chef d'oeuvre "Amadeus"), sera le septième président de ce jeune festival et succèdera à Roman Polanski. Les rumeurs avaient évoqué les noms de Tarantino et Scorcese, dont la présence pourrait néanmoins se confirmer.
En sept éditions, le Festival de Marrakech s'est imposé parmi les évènements cinématographiques qui comptent à l'échelle mondiale. Il sera une fois de plus l'occasion pour les cinéastes marocains
de rencontrer leurs homologues étrangers et de faire connaître leur travail sur la scène internationale. Cette année sera par ailleurs celle du cinéma égyptien qui sera à l'honneur avec
une sélection hors compétition d'une quarantaine de films.
Les films en compétition ne sont, quant à eux, pas encore connus car les inscriptions viennent de s'ouvrir. La sélection officielle devrait être communiquée à la mi-novembre. L'an dernier, Faouzi Bensaidi et Narjis Najjar avaient représenté le Royaume,
respectivement avec leurs films What a Wonderfull World et Wake Up
Morocco. Cette année, on avait espéré voir Casa Negra de Nour-Eddine Lakhmari en compétition, mais le film est toujours en post-production ne sera sans doute pas en
mesure de concourir. D'autres sorties marocaines sont attendues pour les mois à venir, comme Kharboucha Ma Ydoum Al Hal, Kandisha, et d'autres. On espère les y retrouver.
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Du 14 au 23 novembre prochains
se tiendra à Safi la semaine du film européen. L'évènement, qui a déjà 17 bougies, fait le tour des grandes villes du Maroc. Safi n'est pas oubliée et la semaine se déroulera au cinéma
Atlantide, comme pour les éditions précédentes.
Les cinéphiles safiots ont l'habitude de se retrouver au Cinéma Atlantide au coeur de l'hiver. Cette année ne fera pas exception. La vieille salle ouvrira ses portes spécialement pour l'occasion
et offrira aux spectateurs une sélection de 10 films répartis sur 10 jours.
Le programme n'est pas encore communiqué si ce n'est pour le film d'ouverture: "A Mighty Heart", film
britannique avec Angelina Jolie. Une adaptation du roman de Mariane Pearl retraçant la vie et la mort de son mari, Daniel Pearl, assassiné au Pakistan. Pour le reste, on s'attend à une sélection
reprenant les films européens qui se sont distingués dans les grands festivals internationaux. Les éditions précédentes n'ont jamais failli à présenter la Palme d'Or du Festival de Cannes lorsque
celle-ci était européenne. Après "Le Vent se Lève" de Ken Loach l'an dernier, on s'attend donc à voir "4 mois, 3 semaines et 2 jours" du roumain Cristian Mungiu.
L'évènement, qui en est à sa 17ème édition, est organisé par la Délégation de la
Commission Européenne basée à Rabat. Celle-ci sera relayée par l'Alliance
Franco-Marocaine de Safi au niveau local. Outre Safi, les villes de Tanger, Rabat, Casablanca et Marrakech accueilleront la semaine du film
européen. Les Safiots, qui ont l'habitude d'être oubliés, seront heureux de constater que depuis toutes ses années, la semaine du film européen ne les a pas
désertés.
Alors, à tous les Safiots accros de cinéma, je donne rendez-vous du 14 au 23 novembre au Cinéma Atlantide. Je vous tiendrai au courant du programme dès qu'il sera communiqué. Et,
dès à présent, un conseil: n'oubliez pas vos grosses chaussettes voire vos couvertures... parce que le Cinéma Atlantide en novembre, ça caille!
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Nous reprenons à Hanan El Majidi son article de compte rendu des
Nuits Culturelles de Safi qui se sont tenues durant le mois de ramadan dernier.
Du 18 septembre au 2 octobre, durant les premières journées du mois de ramadan, la ville de Safi fut jalonnée par un entrain et un dynamisme culturel jusque là inusités. A l’instar des salons culturels devenus monnaie courante, surtout lors du mois de Ramadan, dans maintes villes du royaume, Safi a inauguré a son tour la première édition de ses Nuits Culturelles.
Organisées sous l'égide de l'association Hawd Assafi, elles ont pour défi de faire sortir Safi et ses habitants d’une longue hibernation culturelle et artistique. La maison d’édition et
distribution "Adiwan", l’association "Bassin de Safi" et la galerie d'art "La Safiote" sont parvenus à faire découvrir au public
safiot des œuvres d’arts diversifiées : nouvelles, poésies, contes, Zajale, musique, théâtre, et art plastique. Il y en avait pour tous les goûts et toutes les tendances.
Grand nombre d’écrivains, poètes, critiques, historiens et chercheurs, pour ne citer que ceux là, étaient présents. A leurs côtés, de jeunes débutants ont pris part au déroulement des nuits dont
chacune fut consacrée à un genre.
La nuit d’ouverture à la galerie "La Safiote" permis aux amateurs d'art de rencontrer des peintres comme Nadia Khayali ou Mohammed Bakari (et d'autres encore) par le truchement d’une exposition - débat. Le public a ainsi pû découvrir une pléiade de toiles
en pénètrant dans l’expérience de chaque artiste.
Outre la peinture, la littérature était à l'honneur. le Dr. Youssef Elidrissi a ainsi invité des écrivains dans l'enceinte de l’association "Bassin de Safi". Les nouvellistes ont donné lecture de
leurs oeuvres: Jamal Boutaib avec "Leçon d’amour", Rachid Albouchari avec "Joie momentanée" et Brahim Elhajri avec "L’amant". Le tout accompagnement musicalement par
Abdellilah Laouidi.
Salem Kwindi et Mohammed Sabri ont, quant à eux, passionné le public avec leur approche du théâtre. Ils ont invité l'assistance à découvrir les aspects
divers du théâtre marocain. Par ailleurs, le patrimoine, l’art oratoire, le conte et la musique étaient aussi à l'honneur. C'est l'histoire de Safi et la richesse de contes qui jalonnent ses annales que Brahim Kridia a mis en avant avec son oeuvre sortie en 2007 "Alfakih Elmestari".
Une oeuvre qui fut le départ d'un débat avec l'auteur et M. Hamid Ettriki.
La clôture de ces onze nuits baptisées "Dix et une nuit, Brises de Abda" fut l'occasion de se promettre de se retrouver au prochain Ramadan.
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En images, le dernier tube du groupe casablancais Hoba Hoba
Spirit: Blad Skizo. Un clip signé par des étudiants de l'école des Beaux Arts de Casablanca dont on ne peut qu'admirer le travail.
Pour la petite histoire, j'ai découvert ce morceau plein de
groove en mettant en marche le DVD (pirate) des Simpsons (le film). La chanson au rythme effréné a été collée comme habillage musical des
menus... Ils sont fous ces Marocains!
par Cinemasfi
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