Mercredi 12 septembre 2007
La
rumeur s'amplifie selon laquelle Quentin
Tarantino serait pressenti comme prochain Président du jury de Marrakech.
Le site officiel du festival a beau rester muet quant à la composition du futur jury de la
septième édition du FIFM, les rumeurs vont bon train. Les organisateurs viennent en effet tout juste d'officialiser les dates de la prochaine édition, prévue pour la semaine du 7 au 15
décembre 2007. Aucune information n'est à ce jour communiquée quant au jury ou aux films en compétition.
Le triomphe du FIFM
Deux noms circulent pourtant dans le milieu du cinéma marocain, dont celui de Quentin Tarantino qui avait rencontré les organisateurs du Festival lors du dernier Festival de
Cannes. Martin Scorcese, le grand parrain américain du Festival de
Marrakech, serait l'autre candidat potentiel. Le Président de cette 7ème édition succèdera à un autre grand nom, Roman Polanski, qui occupa cette chaise l'an dernier. Quelque soit le futur Président, le soutien de réalisateurs aussi prestigieux atteste
qu'il est aujourd'hui indéniable que le Festival International du Film de Marrakech compte parmi les hauts lieux du cinéma mondial. En faisant du FIFM son cheval de bataille, le Centre Cinématographique Marocain est donc en passe de réussir son pari d'imposer le Maroc et son cinéma sur la scène
internationale.
Casa Negra en compétition?
Et justement, pour ce qui est de la compétition côté marocain, on pourrait y voir figurer le film Casa
Negra de Nour-Eddine Lakhmari. Le réalisateur prodige du cinéma
marocain, qui aime présenter son film comme un Mean Streets casablancais, pourrait bien
avoir une chance si l'un ou l'autre des deux présidents potentiels prenait la tête du jury en décembre.
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Le tournage d'El Kadia 4 a pris fin ce mercredi. Cela se passait à Safi, la ville natale du réalisateur Nour-Eddine Lakhmari. J'ai eu la chance d'être
sur le plateau, en voici quelques échos.
Après deux semaines de tournage, le réalisateur Nour-Eddine Lakhmari bouclait samedi la scène finale du quatrième
épisode de la série policière. L'officier Zineb Hajjami y réunit tous les suspects dans une usine de conserves de sardines afin de leur exposer les résultats de son enquête sur le meurtre
d'un pêcheur syndicaliste.
Dessous techniques
Durant deux semaines, l'équipe du tournage a donc parcouru la ville entre le port, les usines de sardines, le tout nouveau commissariat de Safi sur l'avenue Moulay Youssef et d'autres
lieux tels un hôtel, une villa... "Ce sont les scènes tournées au port qui se sont révèlées les plus riches, affirme le réalisateur, sous les énormes grues de transbordement, la
lumière des spots a su créer une atmosphère froide et angoissante". Lakhmari s'est amusé au port car c'est là qu'il a filmé ses scènes d'action. Comptant sur l'aide des pêcheurs pour
les cascades et sur le courage de l'actrice Noufissa Benchehida, le rôle
principal, pour une course poursuite où elle saute de bateau en bateau.
Voilà pour donner un avant goût de l'action. Mais Lakhmari est surtout le petit prodige technique du cinéma marocain. Comptant sur l'aide de Luca, son directeur photo italien, et d'une équipe
marocaine jeune et professionnelle, il crée des images nouvelles pour les téléfilms marocains. Lakhmari est un réalisateur exigeant. Il n'hésite pas, vidéo numérique aidant, à faire
retourner dix fois une scène si elle ne lui plait pas. Derrière son écran de contrôle, il scrute l'image à la recherche du moindre défaut. Les lumières sont sa grande préoccupation. Elles sont
toujours travaillées grâce à des spots additionnels ou à des réflecteurs de manière à obtenir la bonne atmosphère visuelle.
Ecrire avec les images
La télévision permet à Lakhmari d'innover visuellement en se libérant car elle demande moins d'anticipation que la pellicule. "El Kadia 4 est le pire script qu'on ait écrit, mais je pense que
ce sera peut-être le meilleur de la série, dit-il en riant, on va laisser la caméra s'exprimer!". Car le réalisateur aime être libre d'écrire avec les images plutôt qu'avec les
mots. Il laisse ainsi une grande part à l'improvisation et à l'intuition du moment. D'autant que le tournage en vidéo offre une grande flexibilité et permet une écriture fluide. Utilisant deux
caméras en simultané, Lakhmari anticipe même sur le montage. Deux écrans renvoient en direct les images que capturent Adil et Luca. Adil soigne les cadres et les angles pour des plans généraux et
des mouvements de caméra léchés, grâce à une caméra sur pied ou sur rails. Sans respecter les axes, Luca filme par contre, caméra à l'épaule, des plans vifs et mouvants de visages pris en
gros plans.
Diffusion en septembre
Cette écriture en direct et à deux caméras, permet de monter les scènes pratiquement le jour de leur tournage. Manar, une jeune monteuse, a accompagné l'équipe à Safi. Grâce au support
digital, les images ont été transférées sur l'ordinateur et coupées à l'aide du logiciel Final
Cut. Avec la clôture du tournage, commence le montage en séquences et finalement du film lui-même. Le réalisateur est à présent à Casablanca, dans les locaux de Sigma Technologies pour y opérer lui-même le montage final et la post production. Le tournage n'est en effet que le
dessus de l'iceberg et la course contre la montre ne fait que débuter afin que tout soit bouclé pour le prochain ramadan, date la diffusion de la série sur 2M.
Le
réalisateur Nour-Eddine Lakhmari est de retour dans sa ville natale pour y
tourner le quatrième opus de la saga policière "El Kadia".
Epuisé par la post-production de "El Kadia 3" et de Casa Negra, Nour-Eddine Lakhmari est arrivé à Safi vendredi pour y filmer l'épisode
suivant. Les épisodes 2, 3 et 4 doivent en
effet être bouclés pour le prochain ramadan. C'est donc la course contre la montre.
Le choix de Safi s'est imposé au réalisateur car c'est la ville de ses origines. Il y revient donc comme pour "Le Regard", son premier long métrage, tourné dans la cité atlantique. Pour ce fils de Safi, c'est l'occasion de lancer un cri en faveur de cet endroit
qu'il aime tant. Genre policier oblige, c'est dans les dossiers sombres de la ville que nous plonge ce téléfilm. Lakhmari nous offre donc la vision d'une ville magnifique au destin maudit dans une histoire digne d'une enquête du célèbre commissaire Maigret.
Le pitch:
L'officier Hajjami, brillante femme flic de la police scientifique, est à la recherche des assassins d'un pêcheur safiot. Son enquête l'emmène rapidement loin du port et lui fait découvrir le
petit monde des notables de la ville dont beaucoup ont dans leurs tiroirs de lourds secrets.
Trois tournages en un an à Safi
"El Kadia 4" est le troisième film tourné à Safi cette année après "Karboucha ou Ma Ydoum Hal " de Hamid Zoughi et "Al Kabch" le premier téléfilm de Nawfel Barraoui, un jeune réalisateur safiot (un de plus!).
Profitant des vacances d'été pour explorer le Nord de notre beau pays, j'ai visité la Cinémathèque de Tanger. Venant de Safi qui ne possède, pour ainsi dire, pas de salle de cinéma, celle-ci m'est apparue comme un mirage. Il
fallait donc que je vérifie de mes propres yeux ce petit miracle tangérois: un cinéma qui ressuscite! Voilà de quoi faire rêver plus d'un Safiot...
Une magnifique voix espagnole résonne dans l'entrée du cinéma qui n'a rien à envier aux salles européennes d'art et d'essais. Les portes de la salle 1 sont
ouvertes, je rentre. Venant de la scène, la voix vibrante d'une chanteuse de flamenco vous touche droit à l'âme. Le spectacle est gratuit. C'est une des nombreuses activités
organisées au Cinéma Rif depuis qu'il est devenu "La Cinémathèque de Tanger" (CdT).
Un des membres du staff de direction explique fièrement qu'il a fallu 5 ans et plus de 2 millions de Dirhams pour arriver à monter la CdT. Le projet est avant
tout le fruit de l'énergie d'une femme: Yto
Barrada, photographe confirmée. Aujourd'hui, elle est directrice et programmatrice de la Cinémathèque.
Pour rassembler la somme nécessaire à la concrétisation de son rêve, elle a réuni plus de 40
sponsors et partenaires et créé une association sans but lucratif qui gère la Cinémathèque. Le Cinéma Rif reste quant à lui une société commerciale intimement liée à la CdT qui
l'a sauvé des bulldozers.
Un Festival
permanent
Derrière la façade de 1948, le Cinéma Rif abrite aujourd'hui deux salles de
projection, une bibliothèque spécialisée en cinéma, une vidéothèque, et une salle de montage. La Cinémathèque de Tanger, unique en son genre au Maroc, est ainsi un projet pilote . La
programmation cinématographique est internationale, toujours en version
originale sous titrée. De la sorte, la Cdt veut s'imposer comme "un festival permanent". Elle proposait par exemple dernièrement une semaine du film chinois. Tous les publics sont visés,
même les plus petits, grâce à "La Lanterne Magique", une programmation pour
enfants. Elle s'ouvre aussi à d'autres disciplines que le septième art avec des concerts et des expositions, notamment.
Outre les salles, la bibliothèque et la vidéothèque sont là pour faire revivre la culture du cinéma et la réflexion qui l'entoure. Associée à la salle de montage équipée en Final Cut (la dernière
technologie, utilisée par tous les professionnels marocains et étrangers), cette infrastructure fait de la cinémathèque une mini école de cinéma où se rencontrent des professionnels et des
amateurs du monde entier comme lors des éditions de Doc
Maroc, véritable stage de réalisation documentaire.
La Cinémathèque fait revivre le Grand Socco
Avec moins de deux ans de vie maintenant, (puisqu'elle fut inaugurée en février 2006), la Cinémathèque a déjà relevé son défi. Elle s'est imposée à Tanger comme un lieu privilégié pour les
cinéphiles et les amateurs de culture. "Il faut dire que l'ancienne ville internationale qui se morfondait dans l'abandon commence à renaître ces deniers temps et ne demande qu’a
retrouver son âge d'or. Lieu d'échanges et d'influences, Tanger a besoin plus que jamais d'une institution culturelle novatrice susceptible de répondre aux attentes du public et
d'anticiper ses demandes." clame ainsi la direction de la CdT sur son site. Et le pari est réussi puisque la place du Grand Socco où trône le cinéma Rif vient d'être remise à neuf comme pour accompagner l'émergence de son cinéma phare. Tanger a ainsi compris l'importance de la culture pour la vie d'une ville. Les portes de l'ancienne médina
tangéroise sont aujourd'hui devenues le lieu branché par excellence où l'intelligentsia marocaine
et étrangère se retrouve.
Faisant le constat que nous faisons tous, la CdT lance un cri que nous voudrions entendre résonner jusqu'à Safi : "Si Le Maroc bénéficie depuis peu du développement des moyens de production (fonds d'aide) et de diffusion
(festivals), cet élan reste fragile en raison de la faiblesse des réseaux de distribution et d'exploitation. Pourtant, des espaces culturels et de débats existent et sont prêts à être investis
par un public nombreux, curieux, disponible, assoiffé de culture." Nous suivrons donc avec intérêt l'évolution de ce projet pilote en espérant qu'il fera bien vite des
petits.
par Cinemasfi
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Suite de la saga "El Kadia" sur ce site. Avec son troisième opus, le réalisateur Nour-Eddine Lakhmari va encore plus loin dans la violence visuelle. Le téléfilm se transforme en réel
thriller mettant au prise l'inspecteur Zineb Hajjami et un sérial killer qui l'emmène à sa poursuite aux quatre coins du Maroc. Un "Seven" marocain en quelque sorte où Lakhmari utilise tout
son art pour créér des plans à vous couper le souffle... et à vous donner des sueurs froides! Voici le teaser en avant première. Mais pour avoir vu les rushs avec le réalisateur, on peut s'attendre à un film d'une dimension supérieure aux deux
précédents.
Ames sensibles, s'abstenir!
Lakhmari s'amuse ici au petit jeu des références cinématographiques et artistiques. Le film est ainsi bourré de clins d'oeil qui lui donnent une
dimension seconde nous permettant de souffler dans l'univers de plus en plus oppressant créé par le réalisateur. Il pousse ses limites et celles de ses acteurs au maximum. Noufissa Benchehida jouant l'inspecteur Hajjami a ainsi gommé de son expression les dernières
traces de féminité pour coller à l'ambiance brutale du film. Par ailleurs, Lakhmari lui-même, a opéré un changement de stratégie. Interrogé en 2006, lors des Premières Journées Cinématographiques de Safi, au sujet du premier volet de "El Kadia" sorti en 2005, il avouait s'être modéré, voire censuré. A l'époque, il
avait volontairement limité l'impact visuel du sang afin de ne pas choquer le grand public du petit écran. Aujourd'hui, il fait le choix de réduire le spectre de son public et d'explorer de
nouveaux thèmes cinématographiques. Enfants non admis donc!
Voir l'article sur
El Kadia 1
Voir l'article sur
El Kadia 2
Voir les articles sur Casa Negra
17/07/07 et
12/04/07
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