Après le succès du questionnaire des 4 livres, et dans une pure tradition hollywoodienne de serials, voici le
questionnaire des 4 films. Quelles sont donc vos références cinéphiliques, chers collègues blogueurs et blogueuses? En attendant vos réponses, voici mes références à moi :
4 films de mon enfance:
Le Roi et l'Oiseau, un chef
d'oeuvre du cinéma d'animation français. Peu connu hélas mais remis à l'honneur depuis sa sortie en DVD.
Laurel et Hardy, irrésistibles...
Zorro avec Guy Williams, de Disney, 1957-59
(ça passait encore à mon époque, presque 30 ans plus tard!).
L'intégrale des Monty Python.
Les 4 auteurs / réalisateurs que je reverrai encore et encore :
Park Chan Wook (Corée)
Martin Scorsese (USA)
Faouzi Bensaidi (Maroc)
Abbas Kiarostami (Iran)
Les 4 premiers films de ma liste à voir ou à revoir :

Old Boy,
Park Chan Wook, Corée, 2004.
Pulp Fiction, Quentin Tarantino, USA, 1994.
Intervention Divine, Elia Souleiman, Palestine, 2002.
Le Bon, la Brute et le Truand, Sergio
Leone, Italie, 1966.
Les films que je ne regarderai certainement plus jamais :
Il y en a tellement... Mais concentrons nous sur des films qui relèvent selon moi de la propagande mais qui sont vendus comme des
divertissement, voir (pire) comme des oeuvres didactiques...
Hidalgo, pour son simplisme et son incapacité à dépeindre le monde arabe autrement que par des stéréotypes négatifs ou de l'exotisme de pacotille.
Munich, de Spielberg, car
il est tout d'abord dénué d'histoire, pédagogique à souhait et, surtout, parce qu'il repose sur un postulat faux qui est que les violences israéliennes et palestiniennes se valent. Il nie de ce
fait, à travers ce film faussement polémique, toute l'Histoire de la lutte palestinienne.
Couvre-feu (The Siege), que je considère aussi comme une tricherie.
Prétendant montrer les dérives du système américain, il le renforce insidieusement en caricaturant et en amalgamant la cause palestinienne et le terrorisme islamique et en justifiant
l'action des "bons policiers" américains.
Si Roland Barthes, qui s'est intéréssé aux mythes modernes, avait vu ces films, il y aurait respectivement trouvé ce qu'il a appelé : l'exotisme, la privation d'Histoire et la
"vaccine" (masque un mal fondamental par une critique superficielle). Trois procédés rhétoriques permettant de renforcer la cohésion de la société autour de son noyau et contre l'Autre. Ici, en
l'occurrence, Occident vs Orient.
Ajoutons à la liste tous les films du style Armageddon, où l'Amérique s'impose une fois de plus comme gardienne du Monde.
Tous ces films sont efficacement réalisés et sont techniquement soignés. Leur critique n'est donc pas esthétique mais thématique. Il s'agit de savoir que derrière un programme qui semble purement
divertissant se jouent des enjeux
politiques fondamentaux.
Les 4 derniers (bons) films que j'ai vus (en salle) :
Je dois rappeler que nous n'avons pas de salle de cinéma à Safi. Voir un film en salle est donc un exploit qui mérite d'être mentionné.
Mille Mois de Faouzi Bensaidi, Maroc, 2003 - projeté lors des Journées Cinématographiques de la Faculté Polydisciplinaire de Safi.
La Plage des Enfants
Perdus de Jilali Ferhati, Maroc, 1982 - projeté lors des Journées Cinématographiques de la Faculté Polydisciplinaire de
Safi.
Le Vent se
Lève (The Wind That Shakes the Barley), Ken Loach, GB - projeté lors de la semaine du film européen.
Volver de Pedro Almodovar -
projeté lors de la semaine du film européen.
Les 4 films que je sauverais de l'apocalypse :

Si doit en rester 4, gardons les films les plus universels:
Les Ailes du Désir
(Der Himmel über Berlin), Wim Wenders, Allemagne, 1987
Le Temps des Gitans de Emir
Kusturica, Yougoslavie, 1989
Les Lumières de la Ville (City Lights), Charles Chaplin, 1926
Le Silence de Mohsen Makhmalbaf, Iran, 19
Les premières images d'un de mes films préférés :
L'incipit de Pulp Fiction est intéressante à plusieurs niveau. D'abord, les dialogues sont très bien écrits, la scène est un crescendo rapide vers l'éclatement de la violence en 5 minutes chrono.
De plus, Tarantino nous induit sur une fausse piste puisque nous croyons que nous allons suivre "Pumpkin'" et "Honey Bunny" alors que nous ne les retrouverons qu'à la fin pour l'épilogue... qui
est en fait la scène médiane du film...
Ceux qui n'ont pas compris doivent voir le film!
Les dernières images d'un de mes films préférés :
Le "duel" à 3 final de Le Bon, la Brute et le Truand de Sergio Leone. Le "duel" classique du western est revisité par Leone qui y ajoute un
personnage. La séquence dure 9 minutes durant lesquelles la tension monte en même temps que les plans se resserent sur les visages des protagonistes.Alors que les "Blondin", "Tuco" et "Sentenza"
attendent le moment de tirer, toute l'action est portée par les mouvements et les plans de la caméra de Léone et par la musique d'Ennio Morricone...
Meilleures répliques (en V.O.) :
Le contexte des répliques étant long à expliquer, je propose un concours pour celui ou celle qui arrivera à
retrouver le(s) personnage(s) qui parle(nt) et/ou le titre de film et/ou l'auteur de la réplique. A vos commentaires!
- "When you shoot, you shoot, you don't talk!"
- "You see, in this world there’s two kinds of people, my friend… those with loaded guns, and those who dig... You dig."
- "We've got a bonnie situation here!"
- (personnage 1)"We're short of one horse" - (personnage 2) "I see two too many"
- Bonus "Un intellectuel assis va moins loin qu'une brute qui marche"
J'ai choisi des répliques courtes car elles sont, comme c'est bien connu, les meilleures! Selon moi, le talent d'un dialoguiste n'est pas de faire passer le maximum
d'informations dans un dialogue mais bien de faire monter la tension de la scène ou de dévoiler le caractère ou les émotions des protagonistes.
Mon top 4 marocain :
- Faouzi
Bensaidi : Un cinéaste de classe internationale dans la mesure où il maîtrise son art et propose une vision d'auteur digne des plus grands. A voir, Mille Mois et What a Wonderful World.
- Nour-Eddine Lakhmari dont on attend impatiemment "Casa
Negra". Techniquement le meilleur, rien que ça! On rêve d'un grand scénariste à ses côtés pour ouvrir la voie d'un cinéma économiquement viable et exportable. Lakhmari est celui
qui pourra faire sortir le cinéma marocain du pur cinéma d'auteur et lui donner, s'il le veut, une portée commerciale de qualité (à l'instar du cinéma coréen).
- Mohamed Asli avec A Casablanca les Anges ne Volent pas : One shot, mais quel shot! Son film est un bijou depuis l'écriture
jusqu'à la réalisation. Là aussi, un film de classe internationale... mais on attend la suite!
- Jilali Ferhati qui a débuté à
l'époque où tout était à faire dans le cinéma marocain et qui y a imposé sa vision poétique et politique.
Je me limite à 4, mais, heureusement, le cinéma marocain comporte plus de 4 grands noms!
Les 4 blogueurs auxquels je passe la main :
Naim
Ibn Kafka
Manal
Larbi
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