Présentation

  • : Cinémasfi, l'Agenda Culturel de Safi
  • cinemasfi
  • : arts culture Maroc Safi cinema
  • : Cinémasfi est un blog consacré au Cinéma et au ciné.ma, made in Morroco. C'est aussi un espace dédié à la ville de Safi au Maroc. Une ville sans véritable salle de cinéma, mais pas sans intérêt pour le septième art... ni pour les autres d'ailleurs! En voici l'Agenda.
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Communautés

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Recherche

Mardi 17 juillet 2007

Voici la bande annonce de "El Kadia, part 2", deuxième opus de la saga policière de Nour-Eddine Lakhmari (Sigma production). A découvrir en primeur sur ce site en attendant le prochain ramadan durant lequel le téléfilm devrait être diffusé par 2M. La deuxième chaîne marocaine étant, en effet, le commanditaire de la série. 

Les petits trucs de Lakhmari

Lakhmari affine ici son style et travaille ses images jusqu'à nous faire oublier qu'il s'agit de vidéo. Inspiré par les dernières séries américaines du même genre, le réalisateur marocain veut innover à la télévision. Il nous confiait dernièrement dans un entretien avoir voulu bousculer un peu les "règles" que l'on apprend à l'école de cinéma. Il a notamment volontairement abusé des gros plans qui lui donnent la liberté de ne pas respecter les axes et de créer ainsi un effet dynamique et vertigineux à la fois. Quant à la post-production, elle a surtout consisté, selon le réalisateur, à gommer les traces de la vidéo et à donner une atmosphère visuellement dense au film. Un travail préparé sur le plateau par un grand soin apporté aux lumières. A vous de voir...
   

  Pour lire la critique du Matin.ma, cliquez ici.

par Cinemasfi publié dans : Dossier spécial "El Kadia"
ajouter un commentaire commentaires (15)    recommander
Mardi 17 juillet 2007

Nous avons eu la chance de visionner pour vous les premières images inédites de Casa Negra, le dernier long métrage cinématographique de Nour-Eddine Lakhmari.  Fidèle à sa ville natale, Safi, Lakhmari était de passage et nous a fait l'honneur  de nous faire découvrir son travail... Et bien, il faut tout simplement s'attendre à une petite révolution visuelle dans l'univers du cinéma marocain.

"Casa Negra" est un film noir qui se passe dans les bas-fonds du Casablanca d'aujourd'hui où d
eux amis, Karim et Adil, préparent un dernier coup. "Casa Negra" est le
Mean Streets de Lakhmari. Hommage à Scorsese, le réalisateur américain qui l'a tant influencé. "Le seul problème, avoue-t-il, quand on travaille sur le Casablanca de la rue, c'est la langue. Car si le spectateur accepte une certaine grossièreté en français et en anglais, il n'y est pas habitué en arabe. Or mon sujet ne peut se traiter qu'avec le langage de la rue. Je me demande avec un peu d'appréhension quelle sera la réaction du public."

Acteurs inconnus

"Pour jouer Adil et Karim
, déclare Lakhmari, j'ai voulu des acteurs parfaitement inconnus du monde du cinéma. Ils n'ont jamais étudié l'art dramatique. Et pourtant, ils vont surprendre tout le monde. Ils ont su dégager la force et la violence que j'attendais de mes personnages." 

story-board4.jpgD'autant que Lakhmari aime les surprises. Son script n'est jamais complètmement bouclé et il y laisse toujours une place pour l'improvisation ou pour l'inspiration du moment. "De nombreuses scènes d'anthologie sont dues aux hasards de l'improvisation. J'ai eu ce genre de moments sur Casa Negra avec mes acteurs. Les acteurs amateurs sont plus faciles à diriger car ils sont plus perméables à la vision du réalisateur. Les acteurs professionnels sont parfois déroutés face à mes exigences et j'ai souvent eu des situations tendues où il fallait que je m'impose. C'est ça aussi le métier de réalisateur." continue-t-il.
 

Film noir... et blanc

"Casa Negra", c'est le côté sale de la capitale économique du Maroc, la ville pas si blanche de Casablanca. C'est l'ancien Casa, celui qui vit de la débrouille mais aussi de la solidarité que la dèche rend obligatoire. "Casa Negra", c'est la moitié oubliée de Casablanca. 

Le film est donc basé sur une dualité fondatrice: le Noir et le Blanc. Une dualité que Lakhmari a travaillé visuellement en rendant sa photo aussi proche du noir et blanc que la pellicule couleur ne le permet. "Le chef lumière et le directeur photo sont les postes clés d'un tournage. La post-production ne peut pas rattraper une mauvaise lumière. L'atmosphère visuelle du film se crée sur le plateau", affirme le réalisateur, très pointilleux sur ses ambiances. 

story-board2.jpgLa dualité du thème et de l'ambiance se traduit aussi dans les décors, les lieux et les moments de tournage. "Casa Negra a été un film particulièrment épuisant, continue le réalisateur, car il s'est principalement tourné la nuit. Je voulais capturer cet autre Casa qui vit quand les autres dorment." 

Autre choix esthétique lourd de sens, Lakhmari a pris pour décors les vieux quartiers Art Déco de Casa. Vestiges d'une autre époque, leurs murs blancs aux formes encore majestueuses se détachent des trottoirs noirs de crasse et de misère. 

Et puis "Casa Negra", c'est le voyage de deux jeunes de la ville noire vers les lumières de la ville blanche. Là où les villas des notables et des bourgeois regorgent des trésors ignorés des habitants des bas quartiers. Lakhmari utilise la dualité sociale du Maroc pris dans la spirale du libéralisme comme trame de fond de l'intrigue de ce film noir. Un film qui se veut pourtant porteur d'espoir et de moments magiques qui viennent briller dans la nuit du Casa des pauvres. 

CASANEGRA-CLAP.jpg 

Visitez le site du réalisateur.
Lire aussi, l'interview de Nour-Eddine Lakhmari accordée au journal Tel Quel.
par Cinemasfi publié dans : Gros plan: cinéma marocain
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Mardi 17 juillet 2007

Avec l'aimable autorisation de Nour-Eddine Lakhmari, je vous propose de découvrir en exclusivité dans la blogosphère (et sur le web si je ne me trompe), la bande annonce de "El Kadia 1", sorti durant le dernier ramadan (septembre 2006). 

 

 

Les "teasers" de El Kadia 2 et 3 seront bientôt disponibles sur ce site. Restez abonnés!

 

par Cinemasfi publié dans : Dossier spécial "El Kadia"
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 11 juillet 2007

Après le succès du questionnaire des 4 livres, et dans une pure tradition hollywoodienne de serials, voici le questionnaire des 4 films. Quelles sont donc vos références cinéphiliques, chers collègues blogueurs et blogueuses? En attendant vos réponses, voici mes références à moi :

4 films de mon enfance:

le-roi-et-l-oiseau.gifLe Roi et l'Oiseau, un chef d'oeuvre du cinéma d'animation français. Peu connu hélas mais remis à l'honneur depuis sa sortie en DVD.
Laurel et Hardy, irrésistibles...
Zorro avec Guy Williams, de Disney, 1957-59 (ça passait encore à mon époque, presque 30 ans plus tard!).
L'intégrale des
Monty Python.


Les 4 auteurs / réalisateurs que je reverrai encore et encore :

Park Chan Wook (Corée)
Martin Scorsese (USA)
Faouzi Bensaidi
(Maroc)
Abbas Kiarostami (Iran)

Les 4 premiers films de ma liste à voir ou à revoir :

oldboy.jpg
Old Boy, Park Chan Wook, Corée, 2004. 
Pulp Fiction, Quentin Tarantino, USA, 1994.
Intervention Divine, Elia Souleiman, Palestine, 2002.
Le Bon, la Brute et le Truand, Sergio Leone, Italie, 1966.

 

Les films que je ne regarderai certainement plus jamais :

Il y en a tellement...  Mais concentrons nous sur des films qui relèvent selon moi de la propagande mais qui sont vendus comme des divertissement, voir (pire) comme des oeuvres didactiques...

Hidalgo, pour son simplisme et son incapacité à dépeindre le monde arabe autrement que par des stéréotypes négatifs ou de l'exotisme de pacotille.
Munich, de Spielberg, car il est tout d'abord dénué d'histoire, pédagogique à souhait et, surtout, parce qu'il repose sur un postulat faux qui est que les violences israéliennes et palestiniennes se valent. Il nie de ce fait, à travers ce film faussement polémique, toute l'Histoire de la lutte palestinienne.
Couvre-feu (The Siege), que je considère aussi comme une tricherie. Prétendant montrer les dérives du système américain, il le renforce insidieusement en caricaturant et en amalgamant la cause palestinienne et le terrorisme islamique et en justifiant l'action des "bons policiers" américains. 

Si
Roland Barthes, qui s'est intéréssé aux mythes modernes, avait vu ces films, il y aurait respectivement trouvé ce qu'il a appelé : l'exotisme, la privation d'Histoire et la "vaccine" (masque un mal fondamental par une critique superficielle). Trois procédés rhétoriques permettant de renforcer la cohésion de la société autour de son noyau et contre l'Autre. Ici, en l'occurrence, Occident vs Orient.

Ajoutons à la liste tous les films du style
Armageddon, où l'Amérique s'impose une fois de plus comme gardienne du Monde.

Tous ces films sont efficacement réalisés et sont techniquement soignés. Leur critique n'est donc pas esthétique mais thématique. Il s'agit de savoir que derrière un programme qui semble purement divertissant se jouent des
enjeux politiques fondamentaux

Les 4 derniers (bons) films que j'ai vus (en salle) :

Je dois rappeler que nous n'avons pas de salle de cinéma à Safi. Voir un film en salle est donc un exploit qui mérite d'être mentionné.

mille-mois-1.jpgMille Mois de Faouzi Bensaidi, Maroc, 2003 - projeté lors des Journées Cinématographiques de la Faculté Polydisciplinaire de Safi.
La Plage des Enfants Perdus de Jilali Ferhati, Maroc, 1982 - projeté lors des Journées Cinématographiques de la Faculté Polydisciplinaire de Safi.
Le Vent se Lève (The Wind That Shakes the Barley), Ken Loach, GB - projeté lors de la semaine du film européen.
Volver de Pedro Almodovar - projeté lors de la semaine du film européen.

Les 4 films que je sauverais de l'apocalypse :
le-silence.jpg
Si doit en rester 4, gardons les films les plus universels:

Les Ailes du Désir (Der Himmel über Berlin), Wim Wenders, Allemagne, 1987
Le Temps des Gitans de Emir Kusturica, Yougoslavie, 1989
Les Lumières de la Ville (City Lights), Charles Chaplin, 1926
Le Silence de Mohsen Makhmalbaf, Iran, 19

Les premières images d'un de mes films préférés :


L'incipit de Pulp Fiction est intéressante à plusieurs niveau. D'abord, les dialogues sont très bien écrits, la scène est un crescendo rapide vers l'éclatement de la violence en 5 minutes chrono. De plus, Tarantino nous induit sur une fausse piste puisque nous croyons que nous allons suivre "Pumpkin'" et "Honey Bunny" alors que nous ne les retrouverons qu'à la fin pour l'épilogue... qui est en fait la scène médiane du film...
Ceux qui n'ont pas compris doivent voir le film!

 

Les dernières images d'un de mes films préférés : 

Le "duel" à 3 final de Le Bon, la Brute et le Truand de Sergio Leone. Le "duel" classique du western est revisité par Leone qui y ajoute un personnage. La séquence dure 9 minutes durant lesquelles la tension monte en même temps que les plans se resserent sur les visages des protagonistes.Alors que les "Blondin", "Tuco" et "Sentenza" attendent le moment de tirer, toute l'action est portée par les mouvements et les plans de la caméra de Léone et par la musique d'Ennio Morricone...

 
 

Meilleures répliques (en V.O.) : 

Le contexte des répliques étant long à expliquer, je propose un concours pour celui ou celle qui arrivera à retrouver le(s) personnage(s) qui parle(nt) et/ou le titre de film et/ou l'auteur de la réplique. A vos commentaires!

- "When you shoot, you shoot, you don't talk!"
- "You see, in this world there’s two kinds of people, my friend… those with loaded guns, and those who dig... You dig."
- "We've got a bonnie situation here!"
- (personnage 1)"We're short of one horse" - (personnage 2) "I see two too many"

- Bonus "Un intellectuel assis va moins loin qu'une brute qui marche"

J'ai choisi des répliques courtes car elles sont, comme c'est bien connu, les meilleures! Selon moi, le talent d'un dialoguiste n'est pas de faire passer le maximum d'informations dans un dialogue mais bien de faire monter la tension de la scène ou de dévoiler le caractère ou les émotions des protagonistes.

Mon top 4 marocain :

- Faouzi Bensaidi : Un cinéaste de classe internationale dans la mesure où il maîtrise son art et propose une vision d'auteur digne des plus grands. A voir, Mille Mois et What a Wonderful World.
- Nour-Eddine Lakhmari dont on attend impatiemment "Casa Negra".  Techniquement le meilleur, rien que ça! On rêve d'un grand scénariste à ses côtés pour ouvrir la voie d'un cinéma économiquement viable et exportable. Lakhmari est celui qui pourra faire sortir le cinéma marocain du pur cinéma d'auteur et lui donner, s'il le veut, une portée commerciale de qualité (à l'instar du cinéma coréen).
- Mohamed Asli avec A Casablanca les Anges ne Volent pas : One shot, mais quel shot! Son film est un bijou depuis l'écriture jusqu'à la réalisation. Là aussi, un film de classe internationale... mais on attend la suite!
- Jilali Ferhati qui a débuté à l'époque où tout était à faire dans le cinéma marocain et qui y a imposé sa vision poétique et politique.


Je me limite à 4, mais, heureusement, le cinéma marocain comporte plus de 4 grands noms!

Les 4 blogueurs auxquels je passe la main :

Naim
Ibn Kafka
Manal
Larbi

 
par Cinemasfi publié dans : Questionnaires
ajouter un commentaire commentaires (9)    recommander
Mardi 10 juillet 2007

livre.jpgMoi qui ne parle jamais de questions personnelles sur mon blog, voilà que Rachid Naim m'invite (gentillement certes) à me plier au questionnaire des quatre livres. Je m'y soumets donc - avec un brin de mauvaise volonté mais avec bonne humeur tout de même... Mais je me vengerai... vous allez voir! ;-)

Les 4 livres de mon enfance:
Spirou-Franquin.gif
Tout commence naturellement avec la BD dont deux titres classiques:
-
Spirou par
Franquin
-
Astérix avec feu René Gosciny
au scénario... quel génie!

Ensuite les livres que je lisais avec mon papa et qui garderont pour toujours un parfum de nostalgie...
- Les deux premiers tomes des aventures de "Rouletabille" de
Gaston Leroux  :
Le Mystère de la Chambre Jaune et Le Parfum de la Dame en Noir.

Et mon premier livre "politique", à 8 ans déjà : 
La Ferme des Animaux de
George Orwell 

Les 4 écrivains que je relirai encore et encore :

Gibran.jpg- Khalil Gibran et sa poésie qui s'éclaire un peu plus à chaque lecture.
-
Boris Vian
 qui a su créer un univers surréaliste qui parle au delà de l'histoire et questionne, par son style même, la normalité du monde dans lequel nous vivons.
-
George Orwell  dont l'oeuvre est d'une effrayante actualité en ces temps de mondialisation guerrière. 

- Gabriel Garcia Marquez et son réel étiré jusqu'à en extraire la dernière goutte de signification.

Les 4 premiers livres de ma liste à lire ou à relire :
1984.jpg
-
1984 d'Orwell. A méditer, le slogan au régime de Big Brother : "La Guerre, c'est la Paix"... Vision prémonictice de ce qu'on appelle aujourd'hui "War on Terror" et sous prétexte de laquelle la critique est devenue aujourd'hui risquée au "pays de la liberté"? Relisez le livre en remplaçant Big Brother par George Walter Bush et Goldstein par Ben Laden... et dites-moi si ça n'a pas l'air terriblement contemporain?
Les Croisades vues par les Arabes de
Amin Maalouf
. Là aussi, un relent tristement contemporain à l'heure où les guerres de religions sont remises au goût du jour sous couvert de "clash des civilisations"... et à nouveau dans le berceau du Moyen Orient! 
-
Le Prophète de Gibran
. A méditer: "Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont fils et filles du désir de Vie en lui-même. Ils viennent par vous mais non de vous, Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne sont pas à vous".
-
L'Ecume des Jours de Vian ... si triste et si beau! Pour moi une rare expérience d'émotion littéraire totale.


Les 4 auteurs que je ne relirai probablement plus jamais :

- Dan Brown, dont les mystères sont répétitifs et qui m'a agacé au possible, dans "Anges et Démons", avec son méchant arabe sans aucune profondeur et purement stéréotypique!
-
Albert Camus sur lequel feu Edward Saïd fait une magnifique analyse et démontre qu'il est le pur produit d'une France coloniale, qu'il a d'ailleurs toujours défendue. 
-
André Gide et François Mauriac qui m'ont précocement fait douter des classiques de la littérature française avec leur style pompeux et leur idées souvent trop réactionnaires. Je leur laisse cependant le mérite d'une certaine prise de conscience tardive des réalités coloniales qu'ils ont dénoncées en leur temps (sans pour autant se défaire d'une idéologie de droite).

Les 4 livres que je suis en train de lire :

Depuis quelques temps, je ne lis rien (je sais, c'est honteux... j'ai honte d'ailleurs!) ... mais je regarde plein de films (c'est pour ça que je m'appelle cinemasfi)! Je propose d'ailleurs d'instaurer un questionnaire des 4 films qu'on appelerait le "questionnaire Tarantino". Faut bien trouver quelque chose maintenant que toute la blogoma est passée par le dit "Procuste"! Je vais lancer ça dès maintenant, tenez-vous prêts, il y en a quatre qui vont s'y coller!


cent-ans-de-solitude.jpgLes 4 livres que j'emporterais sur île déserte :
 
-
Le Prophète de Gibran
 
-
1984 de
George Orwell 
Cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez
- Une encyclopédie de médecine... au cas où ;-)

Les premiers mots d'un de mes livres préférés :


Le vent tiède et endormi poussait une brassée de feuilles contre la fenêtre. Wolf, fasciné, guettait le petit coin de jour démasqué périodiquement par le retour en arrière de la branche. Sans motif, il se secoua soudain, appuya ses mains sur le bord du bureau et se leva. Au passage, il fit grincer la lame grinçante du parquet et ferma la porte silencieusement pour compenser.

L'Herbe Rouge, Boris Vian.

Les derniers mots d'un de mes livres préférés : 

Un jour prochain, je ne reviendrai pas de ma promenade. Je le sais, je l'attends, je ne le redoute guère. Je partirai par quelque sentier familier. Mes pensées gambaderont, indomptables. Soudain, épuisé par mes échafaudages, grisé, exalté, mon coeur se mettra à hoqueter. Je chercherai appui sur quelque chêne de ma connaissance.
Là, dans cet état, mélange de torpeur et d'ultime sérénité, j'aurai, l'espace d'un instant, la plus précieuse illusion: le monde, tel que je l'ai connu, m'apparaîtra comme un vulgaire cauchemar, et c'est le monde de mes rêves qui prendra les allures de réalité. Je recommencerai à y croire, à chaque instant un peu plus. C'est lui que mon regard embrassera une dernière fois. Un sourire d'enfant viendra illuminer ma barbe couleur de montagne. Et, en quiétude, je fermerai les yeux.

Le Premier Siècle après Béatrice, Amin Maalouf.

Les 4 blogueurs auxquels je passe la main :

Dur dur... toute la blogoma a déjà répondu au questionnaire... je passe la main aux petits nouveaux de la blogasfi (la blogosphère safiote) et à un écrivain belge que j'aime beaucoup et que j'ai pourtant oublié de citer... que ça ne vous empêche pas de le découvrir...

Adil
Anasse 
Fatima-Ezzahra Bakarri
Denys-Louis Colaux

par Cinemasfi publié dans : Questionnaires
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Vendredi 22 juin 2007

rachid-naim.jpgLes dernières "Journées Cinématographiques" de la Faculté Polydisciplinaire de Safi ont eu un écho sur le portail marocain de l'audiovisuel Limage.info. Je vous invite à y découvrir l'interview du Professeur Rachid Naim, initiateur de ces Journées, en cliquant ici. 

Extraits choisis:

Vous avez opté pour le cinéma comme activité parallèle au sein de la faculté polydisciplinaire de Safi. Quelles en sont les motivations ?

Que l'on veuille ou non, nous sommes dans un âge médiatique qui a pour caractéristique principale: la culture de l'image et le médium le plus populaire est sans doute le cinéma. Or, les étudiants n'ont aucune connaissance des principes de base de cette culture. L'idée d'introduire le cinéma dans l'espace universitaire peut d'abord les aider à leur apprendre comment comprendre, lire et interpréter les images. Ensuite, développer et élever leur sensibilité picturale et esthétique. Et, enfin, préparer ces mêmes étudiants à avoir des outils nécessaires à leur insertion future dans le milieu professionnel, s'ils choisissent de travailler dans les domaines de l'image (publicité, télévision, cinéma, etc.)

Comment envisagez vous développer vos rencontres cinématographiques?

Nous souhaiterions qu'elles puissent progressivement devenir un évènement local qui ne soit plus limité au seul public estudiantin. Mais pour cela, il faudrait nous associer avec une salle de cinéma... et Safi en manque cruellement. Nous aimerions également que les Journées Cinématographiques soient le point de départ d'une dynamique nouvelle où davantage de cours liés au cinéma seraient proposés dans notre département de Lettres. La Filière des Etudes Arabes sera elle aussi impliquée à partir de l'année prochaine. Pour l'avenir, nous comptons sur la collaboration active du CCM pour projeter davantage de films. Nous espérons aussi instaurer des leçons de cinéma avec des professionnels et des cinéastes marocains, à l'instar de notre dernière rencontre avec le réalisateur Kamal Kamal ou celle de l'année passée avec Noureddine Lakhmari, ou encore dans nos ateliers d'écriture de scénario.

 

Limage.gif

par Cinemasfi publié dans : Actualité cinéma
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 9 juin 2007
Voici le programme des trois jours de dessins animés qui nous sont offerts par l'Institut Français de Meknès et son Festival du dessin animé. Cela se passe du 13 au 15 juin 2007 à Safi, au cinéma Atlantide, et c'est organisé par l'Alliance Franco-Marocaine.

asmar.jpg
"Fabuleuses Fabulettes" - 13 juin 10h00
"Azur et Asmar" - 13 juin 16h00 et 18h30
"Astérix et les Vikings" - 14 juin 10h00 et 18h30
"U" - 14 juin 16h00
"Le petit monde de Bahador" - 15 juin 10h00
"Souris City" - 15 juin 16h00 et 18h30

Pour plus de détails sur ces films, cliquez ici.

Pour tous renseignements complémentaires, contactez directement l'AFMS.
Rappelons que l'AFMS organise également un ciné-club et divers évènements culturels dont vous pouvez consulter le programme en cliquant ici.

 

par Cinemasfi publié dans : Evènements culturels
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 9 juin 2007

musiques-des-confr--ries.JPGPour la deuxième année consécutive, l'Association Hawd Assafi organise le "Festival des Musiques Confrériques". Cette année, elle se tiendront du 14 au 16 juin aux portes de l'ancienne médina avec un slogan: "Ecoutez  Safi".

Sept célèbres tariqate (troupes) issues des grandes confréries soufies (zaouiate en arabe) du Royaume se sont donné rendez-vous à Safi. Elles viennent de Meknès, Rabat, Marrakech, Taroudent, Demnate ou tout simplement de Safi comme Al Haj Mohammed Bajeddoub, l'enfant du pays. Fidèles à la tradition ambulatoire qui a animé les zaouiate depuis leurs origines, tous ces groupes convergeront des quatre coins du Royaume vers les rues de Safi, la Place Moulay Youssef et Dar Sultan. Ces rassemblements sont aujourd'hui courrants au Maroc qui remet à l'honneur son patrimoine spirituel. Safi s'ajoute donc à la liste des organisateurs de festivals de musiques sacrées, à l'heure où se clotûre le presigieux Festival de Fès.

Programme spirituel
L'ouverture du "Festival des Musiques Confrériques" aura lieu jeudi. Les troupes devraient déambuler dans Safi à la rencontre du public. Vendredi, elles s'empareront de la Place Moulay et animeront la soirée et la nuit. Des veillées privées sont également prévues à Dar Sultan (sauf changement de programme) mais elles sont hélas sur invitation, alors que le reste de la programmation est offerte gratuitement au grand public. Le Festival se clôturera samedi, toujours sur la Place My Youssef. Au programme, des tariqate provenant des zaouiate les plus prestigieuses: Daraqaoua, Tijania, Hamdacha, Al Ahmadia, Aïssaoua, Gnaoua, Hadarates... Des confréries anciennes dont les origines remontent parfois jusqu'au Sénégal, à la Guinée ou à l'Algérie et dont les influences multiples ont créé la richesse du patrimoine musical marocain. Chacune de ces troupes nous présentera son propre rituel dansé et chanté à la gloire de Dieu et du Prophète à travers ses taifa, madhi et dikr

Besoin d'une structure culturelle professionnelle
On regrettra seulement que l'évènement n'ait pas bénéficié de publicité. D'ailleurs, les renseignements qui sont donnés ici sont susceptibles d'être corrigés, tenez-vous donc au courant en restant connectés à Cinémasfi. Et c'est bien là un des grands problèmes de notre ville, des choses s'y passent, mais elles y passent inapperçues! Cela prouve une fois de plus que Safi a besoin d'une structure fixe permettant de centraliser les évènements culturels, de les héberger le cas échéant, et de veiller à ce qu'ils aient la visibilité souhaitée. Il est en effet dommage que le dynamisme de nos associations (Hawd Assafi, AFM, etc.)  et de nos instances académiques (FPS) ne soit pas soutenu par une structure professionnelle au service de la ville.

par Cinemasfi publié dans : Evènements culturels
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander

Maroc Blog Awards

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

My Web

Locations of visitors to this page
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus