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  • : Cinémasfi est un blog consacré au Cinéma et au ciné.ma, made in Morroco. C'est aussi un espace dédié à la ville de Safi au Maroc. Une ville sans véritable salle de cinéma, mais pas sans intérêt pour le septième art... ni pour les autres d'ailleurs! En voici l'Agenda.
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Samedi 14 avril 2007 6 14 /04 /2007 18:50

Safi a besoin d'une réelle politique culturelle pour changer son image. C'est un des messages qui ressortait avec force du séminaire tenu ce samedi 14 avril 2007 sur le thème: "le marketing territorial, pour une nouvelle dynamique de Safi".

CollineDesPotiers-SidiAbderrahmane.jpg L'événement était organisé par l'école privée Suptem en partenariat avec le CRI Doukkala Abda, la Chambre de Commerce et l'Association Hawd Assafi. Il réunissait des experts français et marocains ainsi que les acteurs économiques de la ville de Safi. Tous ont insisté sur le besoin d'un repositionnement de l'image de Safi, exemples à la clé.

Ouarzazate, la ville du cinéma

Le chercheur marocain, Hassan Azouaoui, fut le premier. Professeur d'économie et gestion à la Faculté de Rabat, il s'est penché sur le cas de la région de Ouarzazate. Une région qui cumulait de nombreux handicaps objectifs liés notamment à une pauvreté qui menait le patrimoine local à la ruine et les jeunes à l'exode ou à l'émigration. Pourtant, aujourd'hui, Ouarzazate a su imposer son image à l'échelle mondiale grâce en grande partie au cinéma. C'est son potentiel humain, culturel et naturel que la région a su exploiter afin d'attirer les studios de cinémas. En développement les infrastructures culturelles et de formation aux métiers du cinéma notamment, Ouarzazate est devenue un partenaire de l'industrie hollywoodienne... rien de moins. Et tout naturellement, quand Hollywood travaille indirectement pour vous, les touristes sont au rendez-vous!

La culture comme vision d'avenir

Qu'en est-il de Safi? Monsieur Lemrabet, directeur du CRI a insisté sur le fait que l'image de Safi, au sein même du Maroc est erronément désatreuse. Le CRI proclame avoir pourtant tenté de communiquer en exploitant principalement Internet. Et Monsieur Lemrabet de préciser que cette communication était destinée avant tout aux investisseurs étrangers. Mais qu'en est-il des Safiots et des Marocains ou même des touristes qui ne rentrent pas dans se cadre? Le Pr. Azouaoui avait pour sa part insité sur l'importance d'associer tous les acteurs sociaux dans un "Forum social local" qui permettrait de déterminer les objectifs et les priorités pour le développement de la région. Car pour positionner l'image d'une région, il faut déterminer des axes de travail. Avoir une vision collective!

Et une vision justement, Monsieur Azouaou, directeur de la Chambre de Commerce, d'Industrie et des Services de Safi semble en avoir une. Il a parfaitement cerné toute la complexité du problème du développement Safi et toutes les potentialités de la région. Concernant son déficit d'image, il n'hésite pas à mettre le doigt sur les points faibles de Safi dont principalement son manque d'animation. Et par là, il entend le sport et la culture.

Au final, tous les intervenants, marocains ou étrangers se sont acordés pour dire que l'image d'une région repose avant tout sur son identité, c'est-à-dire son Histoire et sa Culture. Reste maintenant à passer aux actes!

Par Cinemasfi - Publié dans : Safi - Communauté : Maroc
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Samedi 14 avril 2007 6 14 /04 /2007 16:59

Dans ses oeuvres, tantôt figuratives, tantôt surréalistes, Mohamed Bakarri nous en offre sa vision tantôt surréaliste, tantôt figurative, mais toujours ouverte au monde et à son public.

ruelle-de-safi-01bakarri.jpg Originaire de Beni-Mellal, Mohamed Bakarri réside aujourd'hui à Safi où il profite de sa retraite anticipée de commandant de bord pour se consacrer à sa peinture. Il s'attèle à son oeuvre commencée depuis bien des années maintenant. En effet, après avoir été l'élève du peintre allemand Holbing entre 1968 et 1970, Bakarri s'est lancé dans l'aventure artistique dans les années 1980. Il débute ainsi officiellement sa carrière de peintre à Agadir en 1981 avec sa première exposition. Depuis, il a exploré plusieurs styles.

Une fois devant son chevalet, l'ancien commandant de bord sait se lancer dans des envolées artistiques qui nous mènent par des chemins divers dans les recoins de son âme. Une âme qu'il a nourrie dans les ruelles de la médina de Safi où il laisse d'ailleurs souvent traîner ses pinceaux. Son art se fait alors figuratif. Bakarri troque même parfois la peinture à l'huile pour l'aquarelle qui lui permet d'exploiter au maximum la lumière du Maroc et de jouer sur les contrastes.

Des ruelles de Safi à un chemin d'artiste

Mais il arrive que le peintre veuille aller au delà de la réalité apparente de notre monde. Il recourt alors au surréalisme.

z-famille-2006-huile-sur-toile-81-105-cmbakari.jpg S'exprimant sur le blog de sa fille Fatima-Ezzahra Bakarri, il déclare à ce propos: "mes œuvres constituent chacune une approche singulière de ma pensée furtive, elle suggère au visiteur une infinité d’interprétations suivant sa culture et sa croyance. Les bustes humains constituent à coté des têtes de femmes et d’hommes, un outil d’expression qui me permet d’entraîner le spectateur dans des univers mystérieux ou se meuvent des créatures dans une perpétuelle confrontation."

 

Mohamed Bakkari, devenu enfant de Safi par son oeuvre, nous offre une palette variée de moments, d'émotions et de réflexions. 

Un artiste à découvrir!

 

 

Par Cinemasfi - Publié dans : Artistes Safiots - Communauté : Maroc
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Vendredi 13 avril 2007 5 13 /04 /2007 18:38

Nour-Eddine-Lakhmari.JPG Depuis le 26 mars dernier, le réalisateur safiot Nour-eddine Lakhmari est en tournage pour son second  long-métrage. "Casa Negra" est un film noir sur la ville blanche.

Après nous avoir transporté avec son premier film "Le Regard", Lakhmari revient avec une histoire casablancaise. L'histoire de Karim et Adil, deux amis d'enfance qui vivent de petites combines. Bien que noir, le film n'est pas dénué d'espoir et le synopsis plante d'emblée le décors: "un Casablanca d'aujourd'hui, chaotique mais beau, violent mais attachant". "Casa Negra" est porteur d'espoir comme le sont ses protagonistes. Adil et Karim cherchent inlassablement une issue pour eux et pour ceux qu'ils aiment. Ils veulent croire que les magouilles auxquelles la dèche les contraint n'auront qu'un temps.

Lakhmari n'entend donc surtout pas faire un film social ou moral, il nous raconte avant tout une histoire. Celle de Karim et Adil qui mettent toute la force de leur espoir et toute l'énergie de leur jeunesse dans "un dernier coup" monté par un petit mafieux local. Loin de dénoncer le désenchantement d'une génération et la décrépitude d'une ville, Casa Negra raconte l'histoire d'amour des protagonistes pour leur cité et met ainsi à nu leur humanité. Les personnages de Lakhmari, toujours profonds et complexes, brillent d'intelligence dans l'univers sombre de la débrouille.

Un regard nouveau pour le cinéma marocain

Nour-eddine Lakhmari fait partie de la nouvelle génération des auteurs-réalisateurs marocains. Formé en Norvège où il réalisa ses premiers courts-métrages, Lakhmari est originaire de Safi. Parti pour réaliser le rêve de sa mère de voir son fils devenir pharmacien, il est revenu en aillant concrétisé son rêve: devenir cinéaste.

Et pas n'importe quel cinémaste. Le cinéma de Lakhmari a en effet su donner un élan nouveau au cinéma marocain par la qualité de son écriture. Une écriture réellement cinématographique dont le secret repose avant tout sur une grande maîtrise technique qui permet à l'auteur de se concentrer sur le thème de son film. Dénonçant la facilité qu'ont certains réalisateurs à se reposer sur les dialogues, Lakhmari insiste sur la profondeur des personnages et la prédominance du conflit comme élément fondateur de l'histoire. Il rompt ainsi avec une écriture assez plate souvent reprochée par le public au cinéma marocain.

"Nos cinéastes mettent souvent l'accent sur le politiquement correct, ils pratiquent l'autocensure d'une manière presque systématique, d'autant plus que les scénarios manquent de rythme, les personnages ont besoin de plus de profondeur. Je trouve qu'on n'entre pas assez dans la psychologie des profils présentés. C'est ce qui fait que le public boude ce cinéma, car il ne le représente pas. A mon avis, nous devrions couper avec l'attitude hautaine vis-à-vis du spectateur moyen. En fait, le Marocain possède une bonne culture de l'image, on ne peut plus lui offrir de la médiocrité sous prétexte qu'il ne comprend rien au 7ème art", déclarait-il dernièrement au quotidien Le Matin.

Nous attendons donc avec impatience la sortie de "Casa Negra", sachant que, pour patienter, nous retrouverons Lakhmari au prochain ramadan sur 2M avec les suites de son téléfilm policier "Al Kadia".

La carrière de Lakhmari en dates et en images :

1964 : Naissance à Safi
1986 : Arrivée en Norvège
1993 : "The silent struggle" obtient le prix du meilleur court-métrage norvégien
1995 : Tournage du court-métrage "Brèves notes"
1996 : Tournage du court-métrage "Né sans ski aux pieds" et présentation de "Brèves notes" au Festival de Tanger
1997 : Tournage du court-métrage "Paper Boy"
1998 : Tournage du court-métrage "Le dernier spectacle”
1999 : Tournage du court-métrage "Dans les griffes de la nuit"
2005 : Le long-métrage "Le Regard" sort en salle au Maroc
2006 : Diffusion du téléfilm "El Kadia 1" sur 2M.
2007 : Tournage de "Casa Negra" et des suites de "El Kadia"

Pour voir toutes les bandes-annonces d'El Kadia, 1,2,3 et 4; cliquez ici

Bande-Annonce de "Le Regard" 




Extrait de "Paper Boy"



Extrait de "Brèves Notes"

 
 Allez lire le site du réalisateur.
Par Cinemasfi - Publié dans : Artistes Safiots - Communauté : Maroc
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Mercredi 11 avril 2007 3 11 /04 /2007 17:41

bamako.jpg Pour sa cinquième édition, le Festival du film francophone de Safi a donné à la Francophonie une saveur tiers-mondiste inhabituelle avec une compétition faisant la part belle au point de vue africain et arabe.

C’est le Tchadien Mahamat-Saleh Haroun qui a obtenu l’Osfour d’Or pour la seconde fois avec son film Daratt, Saison Sèche. Haroun avait déjà été couronné à Safi en 2004 pour son long métrage Abouna. Et c’est un autre film africain qui s’empare du prix du jury, Bamako, du Mauritanien Abderrahman Sissako.

Osfour d’or pour le cinéma africain

Ces deux œuvres ont su, chacune à leur manière, montrer la maestria des cinéastes africains. Dans des styles radicalement différents, Haroun et Sissako ont donné un visage cinématographique à leur continent. Haroun par la beauté de ses images et la profondeur des silences de ses personnages. Sissako par son talent à rassembler l’Afrique dans la cour d'un « fundouk » malien ou la grande Histoire de notre temps et les petites histoires individuelles se croisent et se reflètent avec une justesse parfaite.

Hélas, pour cette cinquième édition, le cinéma marocain n’a pas réellement pu briller. Représenté par Driss Chouika et son adaptation de Kundera, Les Jeux de l'Amour, le Maroc ne s’est pas retrouvé dans ce film en langue française parlant d’un univers étranger aux Marocains. Le public safiot gardera donc un peu la nostalgie de la quatrième édition du Festival qui avait programmé trois films de réalisateurs marocains rivalisant pour l’Osfour d’Or : L'Enfant Endormi  de Yasmine Kassari, Le Grand Voyage d'Ismaël Ferroukhi et La Symphonie Marocaine de Kamal Kamal qui a finalement raflé le prix à la plus grande satisfaction du public.

Safi la francophone se fait ainsi de plus en plus, au fil des années, Safi l’Africaine. Rebelle, elle déboute des films pourtant sélectionnés à Cannes et favorise des histoires simples mais puissantes. 
Par Cinemasfi - Publié dans : Actualité cinéma - Communauté : Maroc
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Mardi 10 avril 2007 2 10 /04 /2007 23:51

clap.jpg La ville de Safi, perchée sur ses falaises qui dominent l’Atlantique, vit une lente et terrible érosion culturelle qui touche l’ensemble des arts, qu’ils soient scéniques, plastiques ou visuels.

 

Cela fait maintenant longtemps qu’à Safi les réelles salles de spectacle ont fermé leurs portes au public et aux artistes. Les salles de cinéma sont même devenues obscures à jamais ou n’ouvrent que pour de trop rares semaines culturelles ou festival. Il ne reste aujourd’hui aux Safiots pour leur distraction quotidienne qu’un cinéma populaire et une salle des fêtes dont les objectifs ne sont pas essentiellement culturels.

Les salles à jamais obscures
Les artistes eux aussi crient au secours. Les films marocains ne sortent pas à Safi. A l’heure où le cinéma marocain est acclamé dans le monde entier, les Safiots n’ont que trop rarement l’occasion de voir les films de leurs cinéastes. Ils doivent attendre, impatiemment, le Festival du Film Francophone de Safi pour découvrir l’une ou l’autre œuvre marocaine. Celles qui ratent l’événement devront attendre leur diffusion télévisée pour rencontrer leur public. Pourtant, les Safiots n’ont jamais manqué de faire un triomphe aux réalisateurs et aux acteurs qui sont venus les voir jusque dans leur ville.

L'appel à l'aide des artistes
Le constat ne se limite hélas pas au cinéma mais touche tous le grands artistes nationaux qui sont obligés, comme récemment l’humoriste Hassan Elfed, de déprogrammer Safi de leurs tournées faute d’interlocuteur culturel et d’espace de représentation. Et que dire alors de nos jeunes talents locaux qui sont dans l’impossibilité de s’exprimer chez eux et donc d’y être connus et reconnus.

Safi a pourtant un patrimoine culturel bien vivant. Elle compte parmi ses citoyens des peintres, des écrivains, des chanteurs, des danseurs, des musiciens, des comédiens, des réalisateurs, des scénaristes et tout un univers artistique qui vit dans l’ombre de la ville ou cherche la lumière en dehors de ses murs. Il est donc plus que temps d’allumer de nouveaux projecteurs sur notre cité atlantique.
Par Cinemasfi - Publié dans : Safi - Communauté : Maroc
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