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  • : Cinémasfi est un blog consacré au Cinéma et au ciné.ma, made in Morroco. C'est aussi un espace dédié à la ville de Safi au Maroc. Une ville sans véritable salle de cinéma, mais pas sans intérêt pour le septième art... ni pour les autres d'ailleurs! En voici l'Agenda.
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Safi

Lundi 15 décembre 2008

La Délégation de la Commission Européenne à Rabat vient de publier son communiqué officiel concernant les traditionnelles Semaines du Film Européen. Comme chaque année, les cinéphiles safiots s'attendaient à retrouver les meilleures productions européennes dont la Palme d'Or 2008 sur les écrans du Cinéma Atlantide. Ils seront donc déçus d'apprendre que la 18e édition de l'évènement se fera sans eux.

Tétouan, Rabat, Casablanca et Marrakech seront les seules villes à pouvoir profiter du programme des 18e Semaines du Film Européen. Suite à des problèmes d'organisation, l'édition précédente des semaines avait été un petit fiasco avec une salle quasiment déserte lors des projections.
Le manque de publicité de l'évènement mais surtout sa coincidence avec des problèmes structurels au sein de l'Alliance franco-marocaine de Safi, partenaire de la manifestation, avaient mené à un très faible taux de remplissage de la salle. Néanmoins, les cinéphiles avertis étaient comme de coutume au rendez-vous et le bouche à oreille avait fonctionné. Quelques étudiants, encouragés par leurs professeurs avaient également assistés à l'un ou l'autre film.

Les semaines, malgré cette mauvaise passe, avaient encore de beaux jours devant elles à Safi où les associations et les enseignants de tous niveaux se battent pour faire survivre la culture du cinéma. Or, avec la disparition de cet évènement, il ne reste à Safi que son Festival du Film Francophone comme unique contact de la jeune génération avec le cinéma en salle. Nous n'osons pas imaginer ce qui se passerait si ce dernier devait lui aussi disparaître suite aux changements de priorités et de direction de l'Alliance franco-marocaine qui avait remplacé l'ACL, fondatrice de l'évènement. Certains parlent dores et déjà de la création d'une fondation pour le Festival soutenue par la Wilaya. L'idée est heureuse et nous espérons qu'elle verra le jour. Outre cette transition se pose également le problème de la salle car le Cinéma Atlantide va entrer en réfection alors que la salle de spectacle de la Région est encore en plein travaux. Sans toit, l'édition 2009 du Festival risque bien de ne pas se faire.

Par Cinemasfi
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Dimanche 4 mai 2008
Par Cinemasfi
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Mercredi 23 avril 2008

Le Festival du Film Francophone de Safi a clôturé sa sixième édition il y a quelques jours. Une gageure dans une ville dont le cinéma est en ruine! Touché par cette triste réalité, le jury présidé par le grand critique syrien Rafiq Sabban a lancé un appel à l’aide pour la rénovation de la salle du Cinéma Atlantide, appartenant à l'OCP. Un appel relayé par les cinéastes marocains dont Daoud Oualad Sayed qui remporta l’Osfour d’Or pour son film En Attendant Pasolini. Reste à savoir si l'appel sera entendu?


"Il faut faire quelque chose !" clame le réalisateur Daoud Oualad Sayed alors qu'il est interpellé par un spectateur safiot sur l'état pitoyable de la salle du Cinéma Atlantide. La salle où, durant le Festival, sont projetés les films en compétition officielle mais où le son et l'image vont et viennent de façon on ne peut plus fantaisiste. Visiblement perturbé lors des projections, le jury officiel a décidé de pousser lui aussi son coup de colère. Lors de la cérémonie de clôture, par la bouche de son président Rafiq Sabban, il prend position et appelle les responsables à encourager le festival avec l’amélioration des salles et surtout en prêtant attention au jeune public qui n’a plus accès à celles-ci. Même constat du côté des professionnels, Salim Fassi Fihri, président de la chambre des producteurs marocains, ne mâche pas ses mots. Pour lui, "un pays ne peut  pas se développer sans développer sa culture. C'est la base de l'état de droit." Développer le cinéma et lutter contre la fermeture des salles, c'est donc un impératif politique et non pas seulement culturel. Il faut dire que l’abandon du Cinéma Atlantide (il ne fonctionne plus en dehors des festivals) cadre mal avec l’effort considérable déployé par les autorités locales afin de soutenir les "Lumières de Safi". La ville reste en effet LE partenaire du Festival. Est-elle en train de prendre conscience des enjeux en terme de développement humain, économique et culturel? On l'espère en tout cas.


Crise nationale

Le nombre des salles de cinéma a dramatiquement baissé, comme le constate le journal La Vie Eco:  "On se plaint d’un paradoxe flagrant au Maroc en matière cinématographique : au moment où le public se réconcilie avec la production nationale, où le film marocain s’améliore en quantité et en qualité (14 opus par an), où le budget d’aide publique est plus généreux (36 MDH), les salles obscures baissent le rideau les unes après les autres: 250 dans les années 1980, 150 en 2003, 92 en 2007 selon le Centre cinématographique marocain (CCM), voire 60 selon les responsables de la Chambre marocaine des producteurs de Films (CMPF), le nombre de salles se réduit comme peau de chagrin."


300 salles pour 2012?

Le CCM et son président Nour-Eddine Sail annoncent la création d'un fond d'investissement en vue de faire naître 300 nouvelles salles entre 2009 et 2012. Alimenté en partie par des fonds privés, le projet viserait principalement la création de multiplexes, type Mégarama, dans les grandes villes. Du côté des cinéastes, on propose d'autres pistes, à l'instar du réalisateur Saad Chraibi qui prône la création de cinémas municipaux et l'implication des maisons des jeunes. Il semble en tout cas que l'état d'urgence soit décrété sur le sujet. Depuis décembre dernier, une association a également été créée afin de sensibiliser citoyens et décideurs à la nécessité de sauver les salles marocaines. Elle s'appelle tout simplement "Sauvons les salles de cinéma au Maroc" et est l'initiative du jeune acteur Tariq Mounim. Au niveau safiot, la toute jeune association "La Maison des Arts" annonce la même ambition et souhaite travailler en partenariat avec les autorités locales, les partenaires économiques et les associations culturelles. Dossier à suivre...

Par Cinemasfi
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Mardi 12 février 2008
undefined Marrakech, Tanger, Casablanca, Essaouira, Ouarzazate. Ces cinq noms sont le visage cinématographique du Maroc dans la production étrangère (américaine et française principalement). Si certaines de ces villes bénéficient d’une grande publicité comme Marrakech, la renaissance d’autres est intimement liée à l’émergence de l’industrie cinématographique. C’est le cas d’Essaouira immortalisée par Orson Welles dans les années 50 et, plus récemment, de Ouarzazate. Ya-t-il une recette à suivre pour les petites villes qui veulent se faire une place sous les projecteurs ?

Sans avoir connu le succès de Ouarzazate qui possède désormais ses studios, une petite ville comme Essaouira, à 150 km de Safi, a connu une publicité intimement liée au septième art. Récemment transformée en Jérusalem par Ridley Scott dans Kingdom of Heaven, Essaouira a été une des premières villes cinématographiques du Maroc. Elle fut en effet l’écrin d’Othello, la Palme d’Or marocaine signée Orson Welles en 1952. L’attachement du réalisateur au Maroc et à la ville des vents a donné à celle-ci une image éminemment culturelle et branchée qui lui est restée plus de 50 ans plus tard. Le grand Wells avait pourtant tourné dans d’autres lieux qui furent par la suite partiellement oubliés. Il en va ainsi d’El Jadida et de sa citerne portugaise et de Safi et son château de mer. Si la fameuse citerne de Mazagan est aujourd’hui encore utilisée dans de nombreux clips et publicités, le château safiot a par contre sombré dans l’oubli. Pire, menacé par la force des marées atlantiques, il risque même tout bonnement de tomber à la mer.

Devenir visible, le défi

undefined Il semble donc que la mise en valeur des sites, et, surtout, la volonté des autorités locales de faire d’une ville un lieu culturel font la différence. Toutes les villes qui se sont fait un nom chez les producteurs étrangers sont des villes qui bénéficient d’une grande visibilité. Une ville comme Safi est le meilleur exemple de ce déficit d’image à l’échelle internationale. Pourtant, la capitale de la région Doukkala Abda n’a pas moins d’intérêt visuel qu’Essaouira qui resta longtemps son parent pauvre. Seul problème, pour le savoir, il faut être natif de Safi ou connaître son histoire. Nour-Eddine Lakhmari, le réalisateur safiot, y avait ainsi tourné Le Regard, une coproduction maroco-norvégienne. Et cette année, Hamid Zoughi rendait hommage à Kharboucha, la cheikha légendaire venue des environs de Safi. En 2007, deux téléfilms (ici et ici) et un long métrage marocains ont été tournés à Safi et sa région. Cependant, depuis Welles, la perle de l’Atlantique est désertée par les caméras des cinéastes étrangers.

Apparaître au cinéma, c'est exister...

Le miracle économique que vivent certaines régions grâce au cinéma doit faire prendre conscience aux décideurs des villes oubliées de l’importance du développement de leur secteur culturel et artistique ainsi que du potentiel symbolique que représente le septième art. Le maître Orson Welles avait compris quant à lui, dès 1950, que donner une image cinématographique au Maroc, alors encore sous domination française, était lui donner une existence politique. Souvenons-nous aujourd’hui de la puissance de ce tribut et donnons encore plus de visibilité au Royaume et à toutes ses régions.
Par Cinemasfi
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Vendredi 4 janvier 2008

Caravane-cin--matographique.JPG Le Festival National du Film a accueilli cette année encore les meilleurs films marocains courts et longs sortis depuis deux ans. Tanger héberge l'évènement depuis 3 ans continuera à l'accueillir tous les ans. En effet, devant la bonne santé du FNF et du cinéma marocain, le CCM vient d'annoncer que l'évènement sera désormais annuel. Zoom sur un Festival ambulant et retour sur une occasion manquée.

Après Oujda, Marrakech, Meknès, Rabat, Casablanca à deux reprises, le Festival National du Film s'est donc une nouvelle fois installé à Tanger. Organisé en collaboration avec la collaboration active du CCM et de sa caravane cinématographique, le Festival National n'est pas tout à fait un festival comme les autres. En effet, jusqu'à cette année, il s'agissait d'un festival itinérant que le Centre Cinématographique transbahute de ville en ville tous les deux ans. 

Or depuis trois ans, le Festival s'est sédentarisé à Tanger. Ce n'est sans doute pas un hasard. La ville a connu une réelle révolution cinématographique depuis la rénovation du cinéma Rif devenu la  la Cinémathèque de Tanger et grâce au dynamisme du cinéma Roxy. C'est aussi le résultat plus désolant d'une désagrégation du réseau des cinémas marocains qui réduit chaque année le nombre des villes candidates potentielles. Hormis le miracle tangérois et l'arrivée du groupe Megarama à Casa et Marrakech, la tendance est en effet plutôt à la fermeture des salles dans les petites villes. 

Rendez-vous manqué en 2007... 

L'itinérance du FNF est une tentative de lutter contre cette érosion. C'est ainsi qu'en juillet 2005, dans un (vain) élan d'enthousiasme, M. Mohammed Bakrim, représentant du CCM, avait promis devant toute l'assistance du Festival du Film Francophone de Safi, de ramener le FNF à Safi. La condition? Que la ville, représentée pour l'occasion par M. le Wali en personne, s'engage à rénover une salle digne d'accueillir un tel évènement réunissant tout le gratin du cinéma marocain. Plus de deux ans plus tard, les coussins du
Cinéma Atlantide de Safi sont plus défoncés que jamais, l'installation sonore toujours inexistante et surtout, les portes toujours fermées. Quant au cinéma Royal, sa programmation semble figée depuis bien longtemps sur les années 90. Bilan, Tanger remporte la mise

Safi a réellement manqué une occasion en or. Interrogé sur sa promesse lors des dernières Journées Cinématographiques de Safi en mai dernier, M. Bakrim avait répété celle-ci... à la même condition, bien entendu! Safi a raté sa chance, dommage...

Par Cinemasfi
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