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  • : Cinémasfi est un blog consacré au Cinéma et au ciné.ma, made in Morroco. C'est aussi un espace dédié à la ville de Safi au Maroc. Une ville sans véritable salle de cinéma, mais pas sans intérêt pour le septième art... ni pour les autres d'ailleurs! En voici l'Agenda.
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Samedi 3 mai 2008

 

Safi compte à présent une troupe de théâtre professionnelle. Celle-ci porte le nom « Hamzat Wasl Lilibdaa » (« Trait d’Union pour la Création »), et fut créée en avril dernier.

« Hamzat Wasl Lilibdaa » reéunit trois générations d'artistes safiots expérimentés en matière de théâtre.
Première action de la toute jeune troupe, rendre hommage au dramaturge Salem Kouindi pour son apport au théâtre marocain notamment en tant que fondateur du théâtre scolaire.

Développer le potentiel artistique des jeunes

Plus qu’une simple troupe, « Hamzat Wasl Lilibdaa » est aussi une association citoyenne visant à présenter au public de pièces de théâtre et surtout à réhabiliter la mémoire théâtrale de Safi à travers la création d'un centre de documentation et de recherche scientifique. Ce centre devrait permettre la collecte et la transcription des recherches effectuées dans le domaine du théâtre et la création d'une école de lauréats dans les différents métiers du théâtre pour adulte et pour enfant. L’idée est donc de développer le potentiel artistique des jeunes safiots. Joignant le verbe à l’intention, les membres de la troupe sont en train de travailler sur l’écriture d’une pièce visant à « célébrer la mémoire de la ville de Safi ».

Une troupe et pas de salle...

 

Reste à savoir dans quelle salle pourra se produire cette troupe. En effet, Safi n'a pas de salle de spectacle. La  municipalité construit une nouvelle salle des fêtes et prévoit de transformer l'actuelle salle des fêtes (ici à droite) en salle de spectacle en lui ajoutant des balcons. Défi architectural risqué et sur lequel beacoup émettent des doutes. En tout cas, une chose est sûre, Safi a maintenant le contenu, reste à travailler sur le contenant.


par Cinemasfi publié dans : Artistes Safiots
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Mardi 22 avril 2008
Alors que le secteur artistique safiot tout entier est en crise, des artistes plasticiens se regroupent au sein d’une nouvelle galerie d’art.

 

z-caladium-1992-huile-sur-toile-65-73-cmbakarriUne nouvelle galerie d’art vient de voir le jour à Safi. Elle regroupe les œuvres de plusieurs artistes plasticiens parmi lesquels le peintre Mohammed Bakarri. La salle d’expo-vente se situe dans l’ancien Souk de Tnine reconverti en salle d’exposition pour les artistes et les artisans de la ville. La création de ce lieu ne nous fait cependant pas oublier la difficulté qu’ont les artistes safiots à se faire connaitre. Pour preuve, la Galerie d’art La Safiote, située à proximité de la rue commerçante Charia R’bat, vient de fermer ses portes.

Carrefour d'arstistes

Un autre lieu résiste cependant, Le Carrefour des Artistes où se mêlent tous les styles : peinture naïve ou surréaliste, calligraphie, sculpture sur bois, etc. Situé au bas de la Colline des Potiers, dans le souk des artisans, Le Carrefour des Artistes avait été fondé par le peintre sculpteur Lordi qui continue à le gérer et à le faire vivre en compagnie de sa fille Bahija, elle aussi artiste peintre. Le Carrefour des Artiste fut, à la grande époque de Fatna Guebouri (ndlr : peintre naïve), un lieu essentiel dans la vie artistique de Safi.

Flou artistique

Aujourd’hui, les artistes s’organisent à nouveau pour tenter d’exister. On le leur souhaite et on espère que se multiplient à Safi les lieux où apprécier l’Art. Car à trop mélanger Art et artisanat, il devient difficile pour les artistes de percer. En effet, les créations originales des uns deviennent presque immédiatement les motifs des banales reproductions des autres. Plus encore, le jeune public safiot n’a pas de clés pour déceler le vrai du faux, l’artistique de l’artisanal. Ce flou n’est bénéfique ni aux artistes d’aujourd’hui, ni à ceux de demain qui sont privés de références.

 

 

par Cinemasfi publié dans : Artistes Safiots
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Mercredi 31 octobre 2007

Naoufel-Berraoui.jpgNouafal Berraoui livre à la deuxième chaîne marocaine son premier film long. Il s’agit d’un téléfilm intitulé Al Kabch (Le Mouton).  Originaire de la région de Safi, le réalisateur à tourné à Oualidia et Safi même.

Après un tournage éclair en avril dernier, Berraoui va donc
faire, avec Le Mouton, sa première rencontre avec le grand public. Les Safiots quant à eux se souviennent de son court-métrage  Le Chant des Sirènes diffusé au Festival de Safi en 2005.  Le réalisateur a depuis réalisé deux autres films courts: Liberté Provisoire (2006) et Départ (2007)Ce dernier a été présenté la semaine dernière au Festival National de Tanger.

Comédie amère

Touria-Alaoui.jpgL’intrigue de Al Kabch  prend place durant la période électorale.  Sur le ton de la comédie amère, elle met en scène les pérégrinations d'Al Haj,  candidat aux élection et prêt à tout afin de se garantir un fauteuil d'élu. Clientéliste à souhait, il prend judicieusement la direction de l'équipe de football du village de Oualidia en espérant que l'issue des élections se dessine sur le terrain avant de passer aux urnes. Et pour gagner, tous les moyens sont bons: corruption, cadeaux, et même le mariage de sa propre fille.

Côté casting, Touria Alaoui, l’épouse du réalisateur, tient le premier rôle féminin aux côtés de Mohammed Bastaoui. Et au scénario, on retrouve l'incontournable Youssef Fadel.

Explosion des tournages à Safi

La fidélité de Berraoui à sa ville, tout comme celle de son collègue Nour-Eddine Lakhmari, ont fait de Safi un lieu de tournage habituel des films marocains. Outre les deux téléfilms El Kadia de Lakhmari et Al Kabch de Berraoui, Hamid Zoughi avait également choisi Safi et sa légendaire Kharboucha pour sa dernière œuvre Kharboucha wa ma ydoum hal. Et ce n’est pas tout, la maison de production « Bentaqerla » de Hassan Benjelloun planche sur deux projets de tournage à Safi : un téléfilm et un documentaire. Et si le cinéma faisait bouger Safi ?

 

par Cinemasfi publié dans : Artistes Safiots
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Mercredi 3 octobre 2007

ruelle-de-safi-02bakarri.jpgNous reprenons à Hanan El Majidi son article de compte rendu des Nuits Culturelles de Safi qui se sont tenues durant le mois de ramadan dernier.

Du 18 septembre au 2 octobre, durant les premières journées du mois de ramadan, la ville de Safi fut jalonnée par un entrain et un dynamisme culturel jusque là inusités. 
A l’instar des salons culturels devenus monnaie courante, surtout lors du mois de Ramadan, dans maintes villes du royaume, Safi a inauguré a son tour la première édition de ses Nuits Culturelles

Organisées sous l'égide de l'association Hawd Assafi, elles ont pour défi de faire sortir Safi et ses habitants d’une longue hibernation culturelle et artistique. La maison d’édition et distribution "Adiwan", l’association "Bassin de Safi" et la galerie d'art "La Safiote" sont parvenus à faire découvrir au
public safiot des œuvres d’arts  diversifiées : nouvelles,  poésies, contes, Zajale, musique, théâtre, et art plastique. Il y en avait pour tous les goûts et toutes les tendances.

Grand nombre d’écrivains, poètes, critiques, historiens et chercheurs, pour ne citer que ceux là, étaient présents. A leurs côtés, de jeunes débutants ont pris part au déroulement des nuits dont chacune fut consacrée à un genre.

La nuit d’ouverture à la galerie "La Safiote" permis aux amateurs d'art de rencontrer des peintres comme 
Nadia Khayali ou Mohammed Bakari (et d'autres encore) par le truchement d’une exposition - débat. Le public a ainsi pû découvrir une pléiade de toiles en pénètrant dans l’expérience de chaque artiste.

Outre la peinture, la littérature était à l'honneur. le Dr. Youssef Elidrissi a ainsi invité des écrivains dans l'enceinte de l’association "Bassin de Safi". Les nouvellistes ont donné lecture de leurs oeuvres: Jamal Boutaib avec "Leçon d’amour", Rachid Albouchari avec "Joie momentanée" et  Brahim Elhajri avec  "L’amant". Le tout accompagnement musicalement par Abdellilah Laouidi. 

Salem Kwindi et Mohammed Sabri ont, quant à eux, passionné le public avec leur approche du théâtre. Ils ont invité l'assistance à découvrir les aspects divers du théâtre marocain. Par ailleurs, le patrimoine, l’art oratoire, le conte et la musique étaient aussi à l'honneur. C'est l'histoire de Safi et la richesse de contes qui jalonnent ses annales que Brahim Kridia a mis en avant avec son oeuvre sortie en 2007 "Alfakih Elmestari".  Une oeuvre qui fut le départ d'un débat avec l'auteur et M. Hamid Ettriki.

La clôture de ces onze nuits baptisées "Dix et une nuit, Brises de Abda" fut l'occasion de se promettre de se retrouver au prochain Ramadan.

par Cinemasfi publié dans : Artistes Safiots
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Mardi 22 mai 2007

Décidément, Safi s'affirme comme une ville de cinéma et prépare sa relève. Les élèves de dernière année du collège de l'école du Plateau ont écrit, tourné et réalisé leur film qui eu la chance d'être sélectionné en compétition aux deuxièmes "Rencontres Nationales du Court Métrage Pédagogique".
 
ciinema01.jpg
"Le Jus
de Raisins" ("Charab Zabib"), c'est le titre du court métrage de 9 minutes réalisé par les apprentis cinéastes safiots. Il sera présenté lors des "Deuxièmes Rencontres Nationales du Court Métrage Pégagogique" qui se tiendront à Casablanca du 30 mai au 2 juin prochains. Les deux co-réalisateurs, M. Oussama Bendriss et M. Yassin Abouchabaka, présenteront personnellement leur film au public à cette occasion. "Charab Zabib", a été entièrement écrit, tourné, joué et monté par les élèves eux-mêmes. L'aventure du tournage a duré trois semaines et n'a rien coûté si ce n'est beaucoup de temps et d'imagination de la part des élèves et de leurs encadrants.
Un scénario original
Tourné en numérique dans les locaux de l'école ou à "Dar Sultan" travestis en Palais Royal, le film raconte l'histoire du fils d'une famille pauvre dont le père vient de décéder. Pour aider sa mère, un des fils va vendre du jus de raisin au palais du Roi. Ce-dernier le remarque et s'habitue à venir chaque matin se délecter du nectar préparé par le garçon. D'abord agacé puis carrément jaloux, le ministre qui accompagne le Monarque en toutes circonstances, sent le jeune homme monter en importance alors que lui-même est évincé. Il concocte un plan maléfique pour se débarrasser du garçon. Faisant croire à celui-ci que son haleine dérange Sa Majesté, il l'encourage à se voiler le visage. Au Roi qui s'interroge sur ce nouveau comportement de son favori, le ministre explique que le jeune homme se plaint de l'haleine du souverain. Fou de colère le Roi décide de faire excécuter dès le lendemain le premier visiteur du palais, sachant qu'il s'agira de son vendeur de jus. Hélas pour le ministre, le lendemain matin, la nouvelle d'une attaque l'oblige à se rendre au Palais en urgence. Etant le premier à franchir le seuil, il est aussitôt égorgé. Appelé au Palais pour se justifier de son comportement ayant entraîné la mort du ministre, le jeune garçon explique au Roi le pourquoi de ses agissements. Le Roi sourit alors de savoir que le Ministre s'est puni lui-même.

La relève est assurée

Mme Leila Charadi, scripte semi-professionnelle, a travaillé comme consultante avec les élèves. C'est elle qui a assuré l'encadrement pédagogique afin de donner à ces cinéastes en herbe les bases du métier et de la culture de l'image. "J'ai été impressionnée par la maturité des élèves et leur travail. Tout d'abord la beauté de leur histoire est digne de nos plus beaux contes populaires. Ensuite ils ont su repousser leurs limites lors du tournage en répétant les prises jusqu'à parfois dépasser la dizaine. Vous pourrez voir dans leur bêtisier que certains se sont mêmes endormis en jouant (rires). Et surtout, j'ai été époustouflée par la qualité de la réalisation." nous a-t-elle confié.
"Tous les élèves ont été formidables. Mais l'un d'entre eux a réellement tenu ce projet à bouts de bras. C'est Oussama Bendriss. Il a non seulement co-réalisé le film, mais il a aussi assuré son montage et son mixage, en plus de jouer le rôle du Roi. Il a fait preuve d'une réelle réflexion cinématographique en étant par exemple particulièrement minutieux sur les raccords. Il a su maîtriser aussi bien les questions techniques liées au logiciel de montage que les contraintes du montage lui-même." Le jeune Oussama est en effet un passionné d'informatique et de cinéma. Complètement autodidacte avant l'expérience de "Charab Zabib", il fait preuve d'une curiosité insatiable et d'un regard averti. 

Au final, nos jeunes sont repartis de Casablanca bredouilles, mais les yeux plein d'images et la tête pleine de rêves. Rendez-vous est pris pour l'année prochaine. La relève est en route... pour peu qu'on lui donne un petit coup de pouce! 

par Cinemasfi publié dans : Artistes Safiots
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Samedi 14 avril 2007

Dans ses oeuvres, tantôt figuratives, tantôt surréalistes, Mohamed Bakarri nous en offre sa vision tantôt surréaliste, tantôt figurative, mais toujours ouverte au monde et à son public.

ruelle-de-safi-01bakarri.jpgOriginaire de Beni-Mellal, Mohamed Bakarri réside aujourd'hui à Safi où il profite de sa retraite anticipée de commandant de bord pour se consacrer à sa peinture. Il s'attèle à son oeuvre commencée depuis bien des années maintenant. En effet, après avoir été l'élève du peintre allemand Holbing entre 1968 et 1970, Bakarri s'est lancé dans l'aventure artistique dans les années 1980. Il débute ainsi officiellement sa carrière de peintre à Agadir en 1981 avec sa première exposition. Depuis, il a exploré plusieurs styles.

Une fois devant son chevalet, l'ancien commandant de bord sait se lancer dans des envolées artistiques qui nous mènent par des chemins divers dans les recoins de son âme. Une âme qu'il a nourrie dans les ruelles de la médina de Safi où il laisse d'ailleurs souvent traîner ses pinceaux. Son art se fait alors figuratif. Bakarri troque même parfois la peinture à l'huile pour l'aquarelle qui lui permet d'exploiter au maximum la lumière du Maroc et de jouer sur les contrastes.

Des ruelles de Safi à un chemin d'artiste

Mais il arrive que le peintre veuille aller au delà de la réalité apparente de notre monde. Il recourt alors au surréalisme.

z-famille-2006-huile-sur-toile-81-105-cmbakari.jpgS'exprimant sur le blog de sa fille Fatima-Ezzahra Bakarri, il déclare à ce propos: "mes œuvres constituent chacune une approche singulière de ma pensée furtive, elle suggère au visiteur une infinité d’interprétations suivant sa culture et sa croyance. Les bustes humains constituent à coté des têtes de femmes et d’hommes, un outil d’expression qui me permet d’entraîner le spectateur dans des univers mystérieux ou se meuvent des créatures dans une perpétuelle confrontation."

 

Mohamed Bakkari, devenu enfant de Safi par son oeuvre, nous offre une palette variée de moments, d'émotions et de réflexions. 

Un artiste à découvrir!

 

 

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Vendredi 13 avril 2007

Nour-Eddine-Lakhmari.JPGDepuis le 26 mars dernier, le réalisateur safiot Nour-eddine Lakhmari est en tournage pour son second  long-métrage. "Casa Negra" est un film noir sur la ville blanche.

Après nous avoir transporté avec son premier film "Le Regard", Lakhmari revient avec une histoire casablancaise. L'histoire de Karim et Adil, deux amis d'enfance qui vivent de petites combines. Bien que noir, le film n'est pas dénué d'espoir et le synopsis plante d'emblée le décors: "un Casablanca d'aujourd'hui, chaotique mais beau, violent mais attachant". "Casa Negra" est porteur d'espoir comme le sont ses protagonistes. Adil et Karim cherchent inlassablement une issue pour eux et pour ceux qu'ils aiment. Ils veulent croire que les magouilles auxquelles la dèche les contraint n'auront qu'un temps.

Lakhmari n'entend donc surtout pas faire un film social ou moral, il nous raconte avant tout une histoire. Celle de Karim et Adil qui mettent toute la force de leur espoir et toute l'énergie de leur jeunesse dans "un dernier coup" monté par un petit mafieux local. Loin de dénoncer le désenchantement d'une génération et la décrépitude d'une ville, Casa Negra raconte l'histoire d'amour des protagonistes pour leur cité et met ainsi à nu leur humanité. Les personnages de Lakhmari, toujours profonds et complexes, brillent d'intelligence dans l'univers sombre de la débrouille.

Un regard nouveau pour le cinéma marocain

Nour-eddine Lakhmari fait partie de la nouvelle génération des auteurs-réalisateurs marocains. Formé en Norvège où il réalisa ses premiers courts-métrages, Lakhmari est originaire de Safi. Parti pour réaliser le rêve de sa mère de voir son fils devenir pharmacien, il est revenu en aillant concrétisé son rêve: devenir cinéaste.

Et pas n'importe quel cinémaste. Le cinéma de Lakhmari a en effet su donner un élan nouveau au cinéma marocain par la qualité de son écriture. Une écriture réellement cinématographique dont le secret repose avant tout sur une grande maîtrise technique qui permet à l'auteur de se concentrer sur le thème de son film. Dénonçant la facilité qu'ont certains réalisateurs à se reposer sur les dialogues, Lakhmari insiste sur la profondeur des personnages et la prédominance du conflit comme élément fondateur de l'histoire. Il rompt ainsi avec une écriture assez plate souvent reprochée par le public au cinéma marocain.

"Nos cinéastes mettent souvent l'accent sur le politiquement correct, ils pratiquent l'autocensure d'une manière presque systématique, d'autant plus que les scénarios manquent de rythme, les personnages ont besoin de plus de profondeur. Je trouve qu'on n'entre pas assez dans la psychologie des profils présentés. C'est ce qui fait que le public boude ce cinéma, car il ne le représente pas. A mon avis, nous devrions couper avec l'attitude hautaine vis-à-vis du spectateur moyen. En fait, le Marocain possède une bonne culture de l'image, on ne peut plus lui offrir de la médiocrité sous prétexte qu'il ne comprend rien au 7ème art", déclarait-il dernièrement au quotidien Le Matin.

Nous attendons donc avec impatience la sortie de "Casa Negra", sachant que, pour patienter, nous retrouverons Lakhmari au prochain ramadan sur 2M avec les suites de son téléfilm policier "Al Kadia".

La carrière de Lakhmari en dates et en images :

1964 : Naissance à Safi
1986 : Arrivée en Norvège
1993 : "The silent struggle" obtient le prix du meilleur court-métrage norvégien
1995 : Tournage du court-métrage "Brèves notes"
1996 : Tournage du court-métrage "Né sans ski aux pieds" et présentation de "Brèves notes" au Festival de Tanger
1997 : Tournage du court-métrage "Paper Boy"
1998 : Tournage du court-métrage "Le dernier spectacle”
1999 : Tournage du court-métrage "Dans les griffes de la nuit"
2005 : Le long-métrage "Le Regard" sort en salle au Maroc
2006 : Diffusion du téléfilm "El Kadia 1" sur 2M.
2007 : Tournage de "Casa Negra" et des suites de "El Kadia"

Pour voir toutes les bandes-annonces d'El Kadia, 1,2,3 et 4; cliquez ici

Bande-Annonce de "Le Regard" 




Extrait de "Paper Boy"



Extrait de "Brèves Notes"

 
 Allez lire le site du réalisateur.
par Cinemasfi publié dans : Artistes Safiots
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