Changement de casting de taille au sein de la série policière tant
attendue pour le Ramadan prochain. Exit Noufissa Benchehida. L'officier Hajjami cède la place à une nouvelle recrue: l’officier Meryem.
Alors que le tournage de la troisième saison
d’El Kadia était sur le point de
commencer, Nour-Eddine Lakhmari eut la mauvaise surprise de perdre son héroïne. Noufissa Benchehida a abandonné l'affaire. Elle est remplacée par la
jeune actrice Meryem Raoui.
Voilà qui donne du travail aux scénaristes. L'officier Zineb
Hajjami se retrouve mutée à Interpole et transmet ses dossiers à l’officier Meryem Cheradi. La nouvelle venue se retrouve dans les chaussures de la super-flic et se met au défi de capturer Réda,
le tueur sanguinaire et impitoyable que l’officier Hajjami avait traqué sans succès. La jeune femme devra faire ses preuves auprès de ses supérieurs dubitatifs, d'un officier Hamid (Mansour
Badri) condescendant et de l'officier Samia (Hanan Zouhdi) débordée et incapable de l'aider.
Une fois de plus, Nour-Eddine Lakhmari fait appel à un
visage nouveau pour le premier rôle. Il l'avait déjà fait avec Noufissa Benchehida, il l'avait encore fait dans Casa Negra - son prochain long-métrage qui devrait être sur les écrans à
la rentrée - en offrant les deux premiers rôles à deux inconnus, Omar Lotfi et Anas
Elbaz. Il le refait aujourd'hui et nous prouve que le Maroc regorge de jeunes talents. Petit clin d’œil à
Casa Negra, il
invite ses acteurs dans la série: Driss Roukhe, qu'on ne présente plus, mais aussi Omar Lotfi et Anas Elbaz que le public découvrira pour la première fois sur petit et sur grand écran. On y
retrouvera également un autre fils de la région, Malek Akhmiss, jeune comédien plus que prometteur et bien connu des étudiants de la Faculté de Safi à qui il avait rendu une visite au mois de
mai.
Noufissa Benchehida avait fait sa place et le public s'était
habitué à elle. Espérons que l'officier Meryem et son style plus en douceur et en subtilité saura elle aussi séduire les téléspectateurs. Car sans El Kadia, il ne restera pas grand chose
à voir pendant Ramadan. Et durant ce mois de jeûne, la dernière chose que l'on souhaite, c'est rester sur sa faim.
Par Cinemasfi
3
-
Recommander
Par Cinemasfi
2
-
Recommander
Le tournage d'El Kadia 4 a pris fin ce mercredi. Cela se passait à Safi, la ville natale du réalisateur Nour-Eddine Lakhmari. J'ai eu la chance d'être
sur le plateau, en voici quelques échos.
Après deux semaines de tournage, le réalisateur Nour-Eddine Lakhmari bouclait samedi la scène finale du quatrième
épisode de la série policière. L'officier Zineb Hajjami y réunit tous les suspects dans une usine de conserves de sardines afin de leur exposer les résultats de son enquête sur le meurtre
d'un pêcheur syndicaliste.
Dessous techniques
Durant deux semaines, l'équipe du tournage a donc parcouru la ville entre le port, les usines de sardines, le tout nouveau commissariat de Safi sur l'avenue Moulay Youssef et d'autres
lieux tels un hôtel, une villa... "Ce sont les scènes tournées au port qui se sont révèlées les plus riches, affirme le réalisateur, sous les énormes grues de transbordement, la
lumière des spots a su créer une atmosphère froide et angoissante". Lakhmari s'est amusé au port car c'est là qu'il a filmé ses scènes d'action. Comptant sur l'aide des pêcheurs pour
les cascades et sur le courage de l'actrice Noufissa Benchehida, le rôle
principal, pour une course poursuite où elle saute de bateau en bateau.
Voilà pour donner un avant goût de l'action. Mais Lakhmari est surtout le petit prodige technique du cinéma marocain. Comptant sur l'aide de Luca, son directeur photo italien, et d'une équipe
marocaine jeune et professionnelle, il crée des images nouvelles pour les téléfilms marocains. Lakhmari est un réalisateur exigeant. Il n'hésite pas, vidéo numérique aidant, à faire
retourner dix fois une scène si elle ne lui plait pas. Derrière son écran de contrôle, il scrute l'image à la recherche du moindre défaut. Les lumières sont sa grande préoccupation. Elles sont
toujours travaillées grâce à des spots additionnels ou à des réflecteurs de manière à obtenir la bonne atmosphère visuelle.
Ecrire avec les images
La télévision permet à Lakhmari d'innover visuellement en se libérant car elle demande moins d'anticipation que la pellicule. "El Kadia 4 est le pire script qu'on ait écrit, mais je pense que
ce sera peut-être le meilleur de la série, dit-il en riant, on va laisser la caméra s'exprimer!". Car le réalisateur aime être libre d'écrire avec les images plutôt qu'avec les
mots. Il laisse ainsi une grande part à l'improvisation et à l'intuition du moment. D'autant que le tournage en vidéo offre une grande flexibilité et permet une écriture fluide. Utilisant deux
caméras en simultané, Lakhmari anticipe même sur le montage. Deux écrans renvoient en direct les images que capturent Adil et Luca. Adil soigne les cadres et les angles pour des plans généraux et
des mouvements de caméra léchés, grâce à une caméra sur pied ou sur rails. Sans respecter les axes, Luca filme par contre, caméra à l'épaule, des plans vifs et mouvants de visages pris en
gros plans.
Diffusion en septembre
Cette écriture en direct et à deux caméras, permet de monter les scènes pratiquement le jour de leur tournage. Manar, une jeune monteuse, a accompagné l'équipe à Safi. Grâce au support
digital, les images ont été transférées sur l'ordinateur et coupées à l'aide du logiciel Final
Cut. Avec la clôture du tournage, commence le montage en séquences et finalement du film lui-même. Le réalisateur est à présent à Casablanca, dans les locaux de Sigma Technologies pour y opérer lui-même le montage final et la post production. Le tournage n'est en effet que le
dessus de l'iceberg et la course contre la montre ne fait que débuter afin que tout soit bouclé pour le prochain ramadan, date la diffusion de la série sur 2M.
Par Cinemasfi
4
-
Recommander
Le
réalisateur Nour-Eddine Lakhmari est de retour dans sa ville natale pour y
tourner le quatrième opus de la saga policière "El Kadia".
Epuisé par la post-production de "El Kadia 3" et de Casa Negra, Nour-Eddine Lakhmari est arrivé à Safi vendredi pour y filmer l'épisode
suivant. Les épisodes 2, 3 et 4 doivent en
effet être bouclés pour le prochain ramadan. C'est donc la course contre la montre.
Le choix de Safi s'est imposé au réalisateur car c'est la ville de ses origines. Il y revient donc comme pour "Le Regard", son premier long métrage, tourné dans la cité atlantique. Pour ce fils de Safi, c'est l'occasion de lancer un cri en faveur de cet endroit
qu'il aime tant. Genre policier oblige, c'est dans les dossiers sombres de la ville que nous plonge ce téléfilm. Lakhmari nous offre donc la vision d'une ville magnifique au destin maudit dans une histoire digne d'une enquête du célèbre commissaire Maigret.
Le pitch:
L'officier Hajjami, brillante femme flic de la police scientifique, est à la recherche des assassins d'un pêcheur safiot. Son enquête l'emmène rapidement loin du port et lui fait découvrir le
petit monde des notables de la ville dont beaucoup ont dans leurs tiroirs de lourds secrets.
Trois tournages en un an à Safi
"El Kadia 4" est le troisième film tourné à Safi cette année après "Karboucha ou Ma Ydoum Hal " de Hamid Zoughi et "Al Kabch" le premier téléfilm de Nawfel Barraoui, un jeune réalisateur safiot (un de plus!).
Par Cinemasfi
2
-
Recommander
Commentaires Récents